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Savoir quand réparer sa minoune ou s'en débarrasser

Qu’importe ce qu’on investit dans sa vieille minoune, on n’en tirera pas un sou de plus. Il faut savoir reconnaître quand elle a fait son temps la transformer en un siphon à dollars.

Elle fait pout-pout, tac-tac ou Dieu sait quel bruit insolite; faut-il s’en débarrasser, de cette vieille minoune qui nous rend de si bons services depuis (trop?) longtemps? Ça dépend…  C’est sa condition mécanique générale qui fera foi de tout. Et pour bien mesurer cette dernière, il faut l’avis d’un spécialiste. Un garagiste de confiance peut établir un bilan de ce qui «roule» encore et de ce qui est à prévoir comme réparations.

Pas de garagiste de con­fiance sous la main? Pour un peu plus d’une centaine de dollars, les centres techniques de CAA-Québec livrent un diagnostic mécanique complet tout à fait objectif – et pour cause : ils ne procèdent à aucune réparation. Muni d’un tel bilan de santé, l’automobiliste peut alors déterminer si ça vaut la peine de pratiquer l’acharnement mécanique – ou pas. Généralement, disent les mécaniciens, quand les organes vitaux tels le moteur ou la transmission sont touchés, mieux vaut regarder ailleurs…

Autre élément compromettant : la carrosserie. Une carrosserie rouillée, ça ne se répare pas, ça se met aux vidanges, point final. Par contre, si la minoune a encore de belles années devant elle, son propriétaire aura le bonheur d’en étirer la dépréciation. Il faut savoir que la plupart des voitures neuves perdent la moitié de leur valeur au bout de cinq ans. Plus que les réparations, l’entretien ou le carburant, c’est cette dépréciation qui coûte le plus cher, automobilement parlant. Plus on fait rouler sa voiture longtemps, et plus on en atténue le choc.

Certes, la vieille minoune ne démarre peut-être plus au quart de tour, mais elle a quand même ses avantages : elle coûte moins cher d’assurances qu’une neuve et ne commande aucun paiement mensuel. Quelques réparations sont à prévoir? C’est normal. Phil Edmonston, auteur du livre Lemon-Aid, estime que l’entretien et la mise à niveau d’un véhicule, amorti sur son nombre d’années d’uti­lisation, devrait en moyenne coûter 800 $ par an. Dans ces eaux-là, on peut considérer que la «minoune» a bien servi. Dépassé cette marque, il faut cesser tout acharnement mécanique.

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Qui dit nouvelle voiture (ou voiture d’occasion plus récente), dit générale­ment garanties, meilleure valeur de revente et équipements de sécurité : coussins gonflables, freins ABS… Surtout, les voitures d’aujourd’hui profitent d’une meilleure cons­truc­tion et durent donc plus longtemps.

«Durant les années 1970, les véhicules roulaient en moyenne 150 000 km, fait valoir Dennis DesRosiers, président de DesRosiers Auto­mo­­tive Consul­tants. Aujourd’hui, les véhi­cules détiennent une espérance de vie de 300 000 km.»

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