Le maillon fort chez Scion
Les États-Unis ont reçu la marque Scion il y a huit ans déjà, mais le Canada n’y a droit que depuis septembre dernier. La nouveauté n’aura cependant pas levé : malgré la présence de trois modèles en salle de démonstration, le nombre d’unités écoulées (plus ou moins 3000 unités à travers le Canada) est bien en deçà des attentes.
La nouvelle génération de la tC, arrivée au pays en même temps que la marque, a conservé les acquis de la génération précédente, soit ceux d’un coupé à hayon (une configuration rare) amicalement sportif, de silhouette agréable à l’œil, d’espace intérieur généreux (une autre rareté) et de bon niveau d’équipement.
Pour 2011, la tC en rajoute: moins efféminée, elle a pris du muscle là où ça compte. Sa calandre en impose davantage et sa fenestration, plus carrée, lui fait perdre son allure «Civic». Bref, c’est réussi.
Assemblée sur la plateforme de l’hybride Lexus HS 250h, la Scion tC en conserve la suspension à double triangulation, ce qui lui assure une tenue stable, que certains trouveront néanmoins trop sèche (pas nous, bien sûr…). Mais c’est voulu : la Scion deux portes se veut dynamique, tant d’allure que de conduite.
Ajoutez une direction substantielle livrée par un gros volant agréable en main ainsi que des pneus de 18 pouces (très gros pour une petite voiture); de même qu’un beau son grondant au démarrage et vous voilà au volant d’un petit bolide plaisant à manier, qu’on dirait modifié alors qu’il est pourtant livré ainsi de série.
Optez pour la boîte manuelle
Pas parfaite, la tC, toutefois. Côté moteur, on a délaissé le quatre cylindres de 2,4 litres, au profit du 2,5 litres plus raffiné de la Camry qui développe ici 180 chevaux. C’est très respectable pour une petite voiture, surtout avec la boîte manuelle aux six rapports courts et précis.
Sauf que les tC «automatiques» souffrent de leur jumelage avec cette boîte six rapports optionnelle. Cette dernière a beau avoir gagné deux rapports, son étagement laisse à désirer. Ça se cherche autour des 80 km/h et les accélérations manquent de dynamisme – de fait, on a l’impression d’avoir affaire à une molle transmission à variation continue (CVT).
Aussi, l’insonorisation de l’habitacle est moyenne, mais c’est en partie la faute au double toit ouvrant qui descend jusque dans l’espace cargo. Mais honnêtement, quand on peut profiter de toute cette lumière qui plombe à bord, on est prêt à les endurer, les bruits de la route.
Fiche technique
- Moteur : quatre cylindres de 2,5 litres
- Boîtes :
manuelle six vitesses, automatique six rapports
- Performances : 180
chevaux, 173 lb-pi
- Consommation (ville – autoroute /100 km) :
Manuelle: 8,9L – 6,3L, Auto : 9,2L – 6,4L
- Suspension : double
triangulation (arrière)
- Direction : électrique
- Cargo : 416 litres
(banquette relevée)
- Prix : à partir de 20 850 $