Je me souviens…
S’il y a un objet qui a suivi de près l’évolution de l’automobile, c’est bien la plaque d’immatriculation. En cette rentrée scolaire, jetons un œil sur ce témoin qui nous accompagne, «automobilement parlant», depuis 105 ans.
Thème du premier livre de l’auteur québécois Guy Thibault, publié en 2005, l’immatriculation est à nouveau traitée dans son second livre, qui vient d’être lancé aux Éditions GID : L’automobilisme et ses témoins.
Voyez ci-après des images des plus anciennes plaques québécoises connues. Saviez-vous qu’au début du siècle dernier, il fallait jurer sur les Saints Évangiles pour obtenir son autorisation de conduite?
La fleur de lys fait son apparition
En 1950, et pour la première fois sur les plaques d’immatriculation du Québec, la fleur de lys apparaît. Notez qu’elle vient remplacer le tiret. Du même coup, «Quebec» se francise et arbore désormais son accent.
B pour… braillards?
Au début des années 1940, les «amis de Duplessis» ont droit à des plaques d’immatriculation qui les immunisent contre les contraventions. Le «B» représentait la couleur bleue du parti politique de Duplessis, mais les mauvaises langues disaient qu’il désignait les «braillards de Duplessis»…
Les trois plus anciennes
Les plaques d’immatriculation sont peut-être banales, mais elles ont suivi de très près l’évolution automobile. Sur notre photo, on aperçoit les trois plus anciennes plaques connues au Québec. Si elles sont dépareillées, c’est parce que l’immatriculation n’est devenue obligatoire que le 9 mars 1906. À l’époque, 200 véhicules circulaient déjà sur les routes de la Belle Province, et les automobilistes étaient tenus de confectionner leurs plaques eux-mêmes.