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Appel à Québec pour sécuriser le financement du transport collectif

L'alliance TRANSIT propose de taxer davantage l'essence pour financer le transport collectif, qui est déficitaire. Photo: iStock / Archives Métro

Abandon des lignes d’autobus «10 minutes max» et déficit de 78 M$ pour la Société de transport de Montréal (STM) en 2023. Alors que les défis sont nombreux pour les transports en commun à Montréal et partout en province, un regroupement d’organismes, l’alliance TRANSIT, demande au gouvernement provincial de sécuriser leur financement.

Les aides d’urgence accordées par Québec sont «insuffisantes», soutient Sarah V. Doyon, directrice générale de Trajectoire Québec, dans un communiqué de l’alliance TRANSIT. Elle souligne que les changements dans les habitudes de mobilité sont structurels et que ceux-ci sont «une opportunité d’offrir des services de transport collectif qui répondent à l’ensemble des besoins, pas seulement pour les déplacements domicile-travail».

Mme Doyon déplore qu’il faille attendre que le métro et les autobus soient en surcapacité avant que les budgets des sociétés de transport soient bouclés.

Québec prévoit bien de son côté de réviser le modèle de financement du transport collectif, qui repose actuellement en partie sur la taxe sur l’essence, alors que les revenus que le gouvernement en tire diminueront avec l’électrification des voitures. Mais cette révision tarde à être dévoilée.

Des solutions à court terme existent, comme «de nouvelles aides d’urgence», «relever le taux de la taxe sur l’essence» ou encore «autoriser l’Autorité régionale du transport métropolitain à ajouter 2 ou 3 cents sur la taxe à l’essence», confie Florence Junca-Adenot, professeure en études urbaines à l’UQAM, dans le communiqué de TRANSIT.

Mme Junca-Adenot identifie aussi comme source de financement le projet de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) de taxer l’immatriculation des véhicules sur son territoire. Cette taxe est déjà prélevée sur l’île de Montréal, mais la Société de l’assurance automobile du Québec est incapable de la prélever pour le reste de la CMM.

Avec un trou prévu de 78 M$ en 2023, la STM envisage de couper dans la fréquence de passage du métro et de ses autobus. Ces baisses de fréquence pourraient être respectivement de 4,8% et de 3,7%. Au début du mois de janvier, la STM annonçait qu’elle mettait fin à sa promesse d’un passage aux «10 minutes max» aux heures de pointe pour une trentaine de lignes de bus achalandées. Une annonce critiquée par plusieurs, dont le Parti libéral du Québec.

Le transport en commun est un des modes de transport les plus durables. Même électrique, l’auto solo a un haut coût énergétique et ne présente pas autant de bénéfices pour l’environnement que le transport collectif. Selon le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, 34,4% des émissions de gaz à effets de serre sont issus du transport routier au Québec.

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