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Un projet de transport dans l’Est à 36 G$ pour 2036

Photo: Gracieuseté, CDPQ Infra

L’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) propose sa vision du projet structurant de l’Est, anciennement le REM de l’Est, dans un rapport déposé mardi. À hauteur de 35,9 G$, le projet pourrait être réalisé pour 2036 s’il est approuvé avant la fin de l’année.

En plus d’étendre le service de transport en commun dans Saint-Léonard, Montréal-Nord, Rivière-des-Prairies, Hochelaga-Maisonneuve, Montréal-Est et Pointe-aux-Trembles, le nouveau projet comporterait des stations à Laval et à Charlemagne. L’ARTM espère aller chercher 29 000 passagers à l’heure de pointe du matin sur un tracé de 34 kilomètres. Le projet coûterait donc 1,2 M$ par usager durant la période de pointe matinale.

Prévision du tracé (position des stations à titre indicatif), ARTM

«Les recommandations et le budget de 36 G$, excluant un lien direct au centre-ville et incluant une grande proportion de réserves pour risque en raison du mode de gestion publique, provoquent actuellement une grande incertitude», déplore la Chambre de commerce de l’est de Montréal.

«De nombreuses options ne sont pas étudiées comme le prolongement du métro, un tracé vers le centre-ville ou la complémentarité avec d’autres modes comme les services rapides par bus ou le tramway. À 36 G$, peut-on continuer sans avoir l’assurance d’avoir le scénario optimal?» s’interroge pour sa part le directeur général du Conseil régional de l’environnement de Montréal, Emmanuel Rondia.

Les coûts du projet s’expliquent par les réglementations gouvernementales entourant les grands projets, lesquelles demandent entre autres d’ajouter aux prévisions 50% des coûts en provision pour risques, affirme le directeur de projet PSE pour l’ARTM, Marc Dionne. Il souligne qu’une indexation et une actualisation des coûts de 30% sont aussi incluses par rapport aux derniers plans de projet de développement des transports dans l’Est.

Une bonification de l’évaluation des coûts qui représenterait «une condition gagnante essentielle pour planifier de façon responsable cette offre de transport», assure la mairesse de Montréal, Valérie Plante, avec l’espoir de voir naître le projet. La responsable du transport et de la mobilité pour la Ville, Sophie Mauzerolle, estime qu’il faut maintenant «se retrousser les manches avec l’ensemble des partenaires afin de trouver des solutions pour minimiser les coûts du projet».

La vice-première ministre et ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault, réaffirme que le gouvernement souhaite aller de l’avant pour désenclaver l’est de la métropole. Elle assure que son cabinet prendra le temps d’analyser le rapport présenté, mais souligne qu’«il faut aussi que la proposition respecte la capacité de payer des Québécois».

La décision de faire un projet entièrement souterrain n’aurait qu’un faible impact sur le coût, selon la direction de l’ARTM. Bien que 100 M$ supplémentaires par station soient à prévoir, le passage sous terre permet d’éviter de nombreux problèmes d’infrastructure autour de la rue Sherbrooke et des rails du Canadien National. Sur le plan environnemental, il permettrait aussi de mieux respecter les espèces aquatiques menacées lors de la traversée de la rivière des Prairies.

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