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Mitsubishi Lancer Evolution : Une vraie torture!

La Mitsubishi Lancer Evo, c’est une torture. Pas de problème si on la pilote en piste, là où elle est à son meilleur. Mais si on la conduit sur les routes qu’on emprunte quotidiennement, il faut se promettre de respecter toutes, j’ai bien dit toutes les limites de vitesse. Et alors, quelle torture…

C’est qu’elle en veut, cette version de performance de la compacte Lancer. Avec son moteur turbo, elle déménage dans des accélérations endiablées, c’est confirmé. Sa direction est d’une grande précision, gouvernée par un petit volant sport très agréable.

Sa suspension ultrasèche assure une tenue de route implacable. Merci aussi à la traction intégrale «Super-AWC», l’une des plus intelligentes et des plus efficaces du marché, actuellement. Grâce à elle, les quatre roues collent au bitume même dans des conditions extrêmes où la plupart des autres véhicules auraient dérapé.

Qui dit sport, dit cependant moins d’emphase sur le confort. Si vous êtes prêt à rouler dans une voiture qui semble bouder les amortisseurs et qui mise sur des sièges Recaro moulés (parfaits pour les petits gabarits, mais les plus gros s’en plaindront), l’Evo est faite pour vous.

Piloter cette voiture dans la vie de tous les jours est une torture. Non parce qu’elle n’est pas pratique, bien au contraire. Elle accepte cinq occupants et se manie facilement dans la circulation. Tout au plus peut-on lui reprocher un coffre réduit, mais c’est parce que le réservoir de lave-glace et la batterie s’y trouvent, dans un souci d’équilibre, côté poids, presque parfait Non, si l’Evo est une torture au quotidien, c’est parce qu’elle demande à être conduite comme la bête sauvage qu’elle est. Difficile de contenir toute cette puissance qui ne veut qu’exploser au moindre effleurement de l’accélérateur.

Personnellement, j’ai préféré, et de loin, la version dotée de la nouvelle boîte «manuelle automatisée» de Mitsubishi. Je sais, les vraies sportives, c’est avec la boîte manuelle qu’on les aime. Mais ici, la manuelle cinq vitesses n’est pas à la hauteur de la situation. Son levier est générique, sa course n’est pas des plus palpitantes, et un sixième rapport manque vraiment à l’appel.

Par contre, la boîte «Twin Clutch», avec ses commandes au volant, offre des changements instantanés, un peu comme la boîte «DSG» d’Audi. Pas de perte de puissance entre les passages, donc, avec en prime des modes «sport» et «super sport» très, très agressifs. Un vrai petit bonheur, juste au bout des doigts. Et légèrement moins gourmande que la manuelle, de surcroît.

Tout ça, bien sûr, ça coûte : 41 498 $ pour la version GSR (boîte manuelle), 47 498 $ pour la MR (boîte automatisée). Certes, la performance, ça se paie. Mais pour cette somme, on hérite malheureusement d’un habitacle pas mal trop de base. Les plastiques sont bon marché, les commandes, trop simplistes (il manque entre autres l’indicateur de turbo), et l’insonorisation laisse cruellement passer les bruits des pneus et de la route.

Heureusement, l’allure extérieure réchappe la donne. Le nez de requin, la grille «mangeuse d’hommes», les prises d’air au capot et sur les flancs, de même que l’aileron démesuré donnent à l’Evo un petit air diabolique qui trahit bien tout ce qui couve sous son capot…

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