Si toutes les GM étaient des Malibu!
C’est quand on se compare qu’on se console, dit-on. Face à la concurrence des berlines intermédiaires, japonaises y compris, la Chevrolet Malibu n’a pas à rougir. Après tout, n’est-ce pas elle qui a reçu le titre nord-américain de Meilleure nouvelle voiture l’an dernier, devant… la Honda Accord? Mis à part un petit reproche que l’on pourrait faire au sujet de ses plastiques intérieurs, la voiture a presque tout bon.
Variété de versions
À commencer par une grande variété de versions. Il y a la version de base (à
23 995 $) propulsée par un quatre cylindres de 2,4 L, lui-même jumelé à une boîte automatique quatre rapports cependant un peu archaïque. Mais, bonne nouvelle, on peut l’équiper, pour 555 $ à peine, en version 1LT, de la nouvelle boîte automatique six rapports.
Et c’est avec cette configuration que la Malibu gagne à être connue. La puissance paraît plus souple et plus étendue que ce que laissent présager les 169 chevaux annoncés. Par contre, dans les montées, le moteur tourne trop bas et donne alors envie de rétrograder d’un rapport. On exécute la manÅ“uvre en plaçant le levier de vitesse à la position «M», puis en actionnant les palettes au volant. La chose serait plus rapide si les palettes pouvaient être actionnées directement, sans passage par le levier. Mais au moins la possibilité existe.
En versions luxueuses
V6 (3,6 L), la Malibu offre certes plus de dynamisme (avec ses 252 chevaux), en plus d’un habitacle ébène-brique ou cacao-cachemire absolument ravissant au coup d’Å“il. Mais, entre vous et moi, les variantes dotées du quatre cylindres font parfaitement le boulot. La version hybride? Nous de-vrions en faire l’essai prochainement; nous vous en reparlerons.
Confort avant tout
Côté routière, la Malibu mise d’abord et avant tout sur le confort. Elle profite d’ailleurs du plus long empattement de sa catégorie (5 cm de plus que l’Accord, et presque 8 de plus que la Camry).
Plus lourde que la moyenne et équipée d’une suspension qui réagit un peu trop longuement quand il y a des cahots, la voiture atteint cependant ses limites si on la pousse trop dans les virages. De même, la direction, qui utilise un système électrique dans les versions équipées du «petit» moteur, manque de fermeté, comme à peu près toutes les directions électriques d’ailleurs. Pour ceux que ça ennuie, retour aux variantes V6!
Sinon, l’insonorisation est excellente, les commandes sont bien disposées et les sièges, sur lesquels sont possibles tous les ajustements essentiels, sont parmi les plus confortables de la catégorie. N’eût été de certains plastiques de mauvaise facture et pas toujours finement assemblés, c’est un 9/10 qu’on aurait accordé à l’habitacle de la Malibu – une note généralement attribuée à des voitures pas mal plus luxueuses.
Le coffre (428 L) accepte moins que celui de la Mazda6 et de la Hyundai Sonata, mais autant que celui de la Toyota Camry et plus que celui de la Honda Accord. Côté sécurité, la Malibu s’offre de série avec six coussins gonflables, des freins ABS et un système de stabilité, même dans la version de base. Une bien bonne chose.
Quant au style, l’intermédiaire s’amène avec des lignes classiques imposantes, qui prennent tout leur sens dans des teintes de carrosserie plus foncées, comme le Rouge joyau. L’ensemble est harmonieux, équilibré et très efficace.
Si on exclut la version de base, qui n’a pas droit aux optionnels sièges chauffants, commandes audio au volant et toit ouvrant, toutes les autres variantes de la Malibu viennent avec un équipement plus que complet. Il ne leur manque que la clé intelligente – ce dispositif de déverrouillage et de démarrage sans clé devrait au moins être offert sur la version la plus équipée de la Malibu, mais ce n’est pas le cas.
On l’oublie trop souvent, mais GM est le seul de toute l’industrie à proposer OnStar, qui est à la fois un système de navigation « pas à pas », un service de diagnostic à distance et un système de notification automatique en cas d’accident. Entre vous et moi, je crois que, si c’était Toyota ou Honda qui avait lancé un tel dispositif, la concurrence se serait empressée de copier la chose, et toutes les gran-des marques auraient «leur» OnStar…
Une des meilleures
En gros, la Malibu est l’une des meilleures voitures de toute l’histoire de GM. Et c’est avec de tels produits que le constructeur pourra se sortir du trou. La semaine prochaine, nous irons aux antipodes : nous vous présenterons le Chevrolet Traverse, un utilitaire qui réunit… tout ce qui fait que GM est aujourd’hui dans le trouble.