Mise à l’essai de l’iPad mini
Apple a lancé la semaine dernière sa tablette iPad mini, un appareil résolument haut de gamme, équipé d’un écran plus petit que l’iPad régulier. La tablette devrait particulièrement plaire aux usagers des transports en commun et à ceux qui veulent une tablette d’Apple sans payer le gros prix.
Lorsque Steve Jobs a présenté l’iPad pour la première fois, il y a près de trois ans déjà, le co-fondateur d’Apple l’a fait d’une façon assez inhabituelle, assis sur un sofa.
Normal, puisque pour bien des utilisateurs, la tablette électronique – qui a été vendue à plus de 100 millions d’exemplaires jusqu’ici – est justement un bon compagnon pour le salon, que ce soit pour naviguer sur le web, jouer à un jeu ou partager ses commentaires sur Twitter pendant Tout le monde en parle.
L’iPad mini est une tablette complète, qui peut aussi être utilisée sur le canapé. Son écran est plus petit (7,9 po au lieu de 9,7 po pour l’iPad régulier), certes, mais il est quand, même assez grand et la tablette est assez performante pour accomplir tout ce que l’iPad régulier peut faire. Surtout que, même s’il n’est vieux que d’une semaine, l’iPad mini peut accéder aux 275 000 applications pour tablettes de l’App Store.
C’est toutefois évidemment en déplacement que l’iPad mini se démarque. L’appareil prend peu de place dans un sac (à 7,2 mm, il est même plus mince que l’iPhone 5), il est léger, il se tient quand même aisément d’une main (pour lire debout dans le métro, par exemple) et il est beaucoup moins encombrant qu’une tablette de 10 po.
Gageons aussi que les plus réservés seront plus à l’aise d’utiliser cette petite tablette en public qu’un iPad régulier.
Est-ce que l’iPad mini est parfait? Non. Son écran, à la résolution assez faible, semble parfois pixélisé – pas assez pour que ce soit un problème majeur, mais assez pour qu’on s’en rende compte lorsque l’on est habitué à la résolution Retina –, et son processeur d’ancienne génération (celui que l’on retrouvait dans l’iPad 2) pourrait éventuellement commencer à montrer des signes d’âge, même si ce n’est pas le cas pour le moment.
Notons aussi qu’à 329 $, l’iPad mini est peut-être plus abordable que son grand frère, mais il est aussi passablement plus cher que son plus proche compétiteur, la Nexus 7 de Google (209 $).
Les forces de l’iPad mini – design exceptionnel, accès à la meilleure boutique d’applications pour tablettes – compensent toutefois largement ses lacunes. Les nombreuses personnes qui le recevront à Noël seront très certainement comblées.