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L’ère de la vidéo sur demande est arrivée

Photo: Maxime Johnson

Désormais, regarder une série télé ou louer un film – du vieux long métrage au nouveau film tout juste sorti en salle – se fait en quelques clics seulement, directement dans son salon.

L’ère de la vidéo sur demande est bel et bien arrivée, et elle affecte autant la télévision traditionnelle que les clubs vidéo ou les salles de cinéma. Pour le meilleur et pour le pire.

Netflix enchaîne les succès
Le service de vidéos en ligne Netflix a confirmé ces dernières semaines son nouveau rôle de joueur majeur dans l’univers de la télé. Non seulement sa superbe série House of Cards a été mise en nomination aux Emmy Awards, une première pour une série web, mais elle a obtenu neuf nominations, soit plus que toute autre série cette année.

La compagnie s’attire aussi les éloges de la presse spécialisée grâce à Orange Is the New Black, une série mise en ligne il y a deux semaines qui se déroule dans une prison américaine pour femmes.

Netflix prouve à quel point la vidéo sur demande doit être prise au sérieux : à bien des égards, les deux meilleures nouvelles séries télévisées de 2013 ne sont même pas sorties à la télé, mais directement sur l’internet.

Au cinéma et à la maison, en même temps
Les salles de cinéma devront aussi composer de plus en plus avec le spectre de la vidéo sur demande. La semaine dernière, le film Seul Dieu pardonne, avec Ryan Gosling, est sorti en salle, et il a paru sur iTunes et sur illico en même temps.

On se doute que ce ne sont pas tous les films qui jouiront d’un tel traitement, mais si l’expérience s’avère un succès, gageons que les distributeurs opteront pour cette stratégie de plus en plus souvent.

La lente agonie des clubs vidéo
Malheureusement, la vidéo sur demande fait aussi des victimes. Après le club vidéo Le Septième au mois de mai, c’était au tour du club Vidéo Beaubien d’annoncer sa fermeture la semaine dernière, après 27 ans d’existence.

Il faut reconnaître que contre la facilité de la location en ligne – et contre le piratage, il va sans dire –, la bataille n’est pas facile pour les clubs vidéo. Ces derniers doivent après tout exiger de leurs clients qu’ils se déplacent le soir de la location, mais aussi dans les jours suivants pour retourner leurs films, sous peine de payer une amende.

Malheureusement, même si le contenu répertoire en ligne s’améliore (les films québécois sont de mieux en mieux représentés sur illico, par exemple, alors que les films anglophones sont nombreux sur iTunes), celui-ci tire quand même toujours de l’arrière par rapport à l’offre des bons clubs vidéo traditionnels.

Espérons que la situation sera corrigée rapidement, car la vidéo sur demande semble être là pour rester, et les clubs vidéo de qualité se font de plus en plus rares.

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