Piratage dans les salles de cinéma: première condamnation canadienne
Richard Craig Lissaman, de Calgary, est
devenu la semaine dernière le premier Canadien accusé en vertu de la
nouvelle loi contre le piratage de film, en vigueur depuis le 1er juin
2007.
Il
y a un an, la projection de Sweeney Todd à laquelle assistait Lissaman
a du être arrêtée, le temps que les policiers le mettent en
arrestation, alors qu’il avait caché son caméscope sous sa veste, et
caché le témoin d’enregistrement sous un ruban adhésif.
Quelques mois plus tard, la juge Catherine Skene l’accusait de copie
non-autorisée, puisqu’on n’a pas pu prouver qu’il avait de mauvaises
intentions.
De ce fait, il devra débourser 1495$, en plus de se priver de
fréquenter un cinéma et d’acheter ou de posséder de l’équipement
d’enregistrement vidéo, y compris ceux sur des téléphones cellulaires,
pendant un an.
Selon la juge, le crime que s’apprêtait à commettre Lissaman est
pire que du vol à l’étalage; «ce n’est pas comme s’il s’apprêtait à
voler un carton de lait pour sa consommation personnelle; c’est plutôt
comme s’il s’apprêtait à voler un cartier de viande pour ensuite le
revendre, et en tirer du profit.»
Au Canada, deux cas sont actuellement en attente de jugement. Les
deux cas sont au Québec, d’où plusieurs films piratés tirent leurs
origines, particulièrement parce que la plupart des films y sont
disponibles autant en français qu’en anglais.