Sting soutient Gary McKinnon
Le chanteur britannique
Sting et sa conjointe Trudie Styler ont offert leur soutien au pirate
informatique écossais Gary McKinnon, qui pourrait bientôt être extradé
vers les États-Unis.
L’ancien
chanteur du groupe The Police et sa conjointe ont écrit une lettre à la
secrétaire de l’Intérieur Jacqui Smith afin de la convaincre d’empêcher
l’extradition de l’homme de 42 ans.
McKinnon est accusé par les États-Unis d’avoir pénétré dans les
réseaux informatiques du Pentagone, de la NASA et de l’Armée américaine
entre février 2001 et mars 2002. Mais l’informaticien de formation, qui
admet avoir posé ce geste, a toujours déclaré qu’il n’avait aucune
intention malveillante. McKinnon soutient qu’il cherchait uniquement à
obtenir des renseignements sur la présence d’OVNI sur la Terre.
Dans la longue bataille qu’il mène contre son extradition, McKinnon
exige d’être jugé au Royaume-Uni, où il ferait face à une peine
d’emprisonnement maximale de quatre ans. S’il est jugé aux États-Unis
comme le demande le gouvernement américain, il pourrait alors faire
face à une peine d’emprisonnement maximale de 70 ans.
Pour sa défense, McKinnon soutient qu’il est atteint du syndrome
d’Asperger, une rare forme d’autisme qui affecte sa vie sociale, ses
perceptions sensorielles, mais aussi sa motricité.
Or, la justice et le gouvernement britanniques ont refusé jusqu’à
présent d’organiser un procès au Royaume-Uni, confirmant ainsi le
risque que McKinnon soit prochainement extradé vers les États-Unis.
«C’est une entorse aux droits de l’Homme, a déclaré Sting au quotidien britannique Mail on Sunday.
La peine d’emprisonnement que propose le gouvernement américain est
complètement disproportionnée par rapport aux crimes commis par
McKinnon.»
Le chanteur a ajouté: «Gary menace même de se suicider s’il est
arrêté et jugé comme un terroriste aux États-Unis. Et le gouvernement
britannique s’apprête à confier cet homme fragile sans même analyser
les faits.»