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40 % des jeunes canadiens victimes d'intimidation en ligne

Un nouveau sondage de
Microsoft et Youthography révèle que 40% des jeunes auraient déjà été
victimes d’intimidation en ligne, comparativement à 25% en 2004.



Le
sondage sur la sécurité Internet, réalisé auprès de plus d’un millier
de Canadiens de 9 à 17 ans, montre également que même si les trois
quarts d’entre eux font preuve d’une grande prudence sur Internet, un
grand nombre de jeunes continuent d’adopter un comportement à risque en
ligne.

Beaucoup de jeunes révèlent notamment des informations personnelles
accessibles à tous et qui permettent de facilement les retracer,
notamment sur les sites de réseautage social où les jeunes affichent
une photo de profil (39 %), leur ville de résidence (16 %), le nom de
leur école (20 %), leur situation amoureuse (22 %) et leur adresse de
courriel (21 %). Notons aussi que plus de 30 % d’entre eux ont accepté
la demande d’un étranger voulant s’ajouter à leur liste d’amis.

Parmi ceux qui participent à une communauté de jeu en ligne, un
jeune sur cinq a établi un contact (par téléphone, par courriel ou en
personne) avec une personne qu’il connaissait seulement parce qu’il a
joué avec elle. D’ailleurs, un jeune sur quatre a déjà été harcelé en
jouant en ligne.

Dans les aspects positifs du sondage, notons toutefois que 84 % des
jeunes répondants affirment avoir discuté des dangers d’un comportement
à risque avec leurs parents. Quatre-vingt-six pour cent des jeunes
affirment que leurs parents ont pris des mesures pour assurer leur
sécurité, comme installer l’ordinateur dans une aire ouverte comme la
salle de séjour ou la cuisine plutôt que dans une chambre.

«Les parents doivent s’impliquer dans tous les aspects de la vie de
leurs enfants. Il est tout aussi important d’être au courant de leurs
activités en ligne et des jeux auxquels ils jouent dans Internet que de
connaître leurs amis et de superviser leurs activités sportives, leurs
leçons de musique ou tout autre aspect de leur vie. Il est aussi
important d’informer les jeunes sur les avantages et les inconvénients
du monde virtuel, mais pour ce faire, les adultes doivent d’abord
comprendre ce monde et savoir en quoi il a influencé leurs propres
activités, valeurs familiales et processus de travail», soutient dans
un communiqué Dr Bruce Ballon, chef du service d’éducation clinique du
Centre de toxicomanie et de santé mentale (CTSM) pour les adolescents
aux prises avec des problèmes de jeu compulsif, de dépendance aux jeux
électroniques et à Internet.

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