Cinéma: peine bonbon pour un pirate en salle
En février dernier, une
intervention de l’AFACT a mené à l’arrestation de Craig Garrugia, un
Australien de 26 ans. Vendredi, Garrugia a obtenu sa sentence.
Selon
le juge, le pirate aurait appartenu à un groupe menant une
«conspiration criminelle organisée», PreVail, qui a diffusé sur
Internet plusieurs centaines de films.
Alors qu’il aurait pu devoir payer près de 40 000$ américains pour
chacun des 5 titres piratés et subir 5 ans de prison, le pirate, qui a
plaidé coupable, a été condamné à payer un peu moins de 4 000$
américains et a été placé en probation pour 18 mois.
Bien que la sentence soit plutôt légère, l’AFACT, l’Australian
Federation Against Copyright Theft, espère qu’elle enverra un message
clair: «le piratage en salle est un crime et la technologie permettant
d’identifier, de retracer et de poursuivre les pirates existe.» C’est
grâce à un filigrane incrusté à la pellicule d’un film piraté que les
policiers ont pu retracer d’abord le cinéma où le film a été projeté,
puis coincer le pirate.
Rappelons que plusieurs films sont piratés dans les salles du
Québec, particulièrement à cause du bilinguisme de plusieurs salles de
cinéma. L’Association des propriétaires de cinémas du Canada offre
d’ailleurs des récompenses de 500$ aux employés de cinéma qui signalent
une infraction aux autorités policières.