Nanotechnologie: des processeurs plus puissants grâce à l'ADN
Dans environ cinq ans, la
technologie de fabrication des processeurs pourrait atteindre les
limites de la miniaturisation. Des chercheurs d’IBM pensent avoir
trouvé une façon de repousser ces contraintes… grâce à l’ADN.
Les
scientifiques estiment que la lithographie – la technologie
actuellement employée pour fabriquer les processeurs – ne pourrait plus
fonctionner efficacement sous la barrière des 22 nanomètres.
Sur les processeurs, l’augmentation de la densité des composants
électroniques – qui produit des puces à la fois plus petites et plus
puissantes – suit approximativement la «loi de Moore», une règle empirique qui a été énoncée en 1965 par Gordon Moore, cofondateur d’Intel.
Depuis plusieurs années, des chercheurs s’affairent à découvrir de
nouvelles technologies qui permettraient de poursuivre la
miniaturisation des composants électroniques des processeurs.
Des chercheurs d’IBM annoncent une avancée significative dans ce
secteur, avec la publication d’une étude démontrant que des molécules
d’ADN – la base de la vie – pourraient être utilisées pour produire des
structures électroniques encore plus fines.
Cette nanotechnologie pourrait être associée à la technique de
lithographie actuelle pour descendre sous la limite des 22 nanomètres.
Grâce à des molécules d’ADN, les chercheurs sont parvenus à assembler
des nanotubes de carbone et de silicone en de très petites structures.
Lors des expériences, la résolution pouvait atteindre aussi peu que 6
nanomètres.
Ultimement, cette nouvelle nanotechnologie d’IBM pourrait conduire au développement de processeurs qui sont plus performants, tout en consommant moins d’énergie.