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Vancouver 2010 – Le jeu vidéo (PS3, X360): Médaille en toc

Seriez-vous tenté par un jeu vidéo qui prétend faire vivre l’expérience des Olympiques mais qui ne présente que la moitié des épreuves, n’a pas de  tableau des médailles et ne compte pas plus de quatre concurrents au total, peu importe la discipline? Sega, l’éditeur de jeux vidéo, pense que oui.

Vancouver 2010 – The Official Videogame est sorti juste à temps pour profiter de l’effervescence olympique. Il commet cependant de multiples fautes qui lui font rater le podium par plusieurs marches.

Par où commencer? On n’a pas cru bon d’inclure un mode qui permette de jouer en succession une série d’épreuves sous un même drapeau. Comme… aux Jeux olympiques. On choisit donc une compétition individuelle, il y a un petit hymne national à la fin, et on revient au menu principal. Bonjour l’ambiance.

Ça pourrait être tolérable si on avait au moins l’impression de participer à un événement d’une certaine envergure : une ou plusieurs rondes de qualifications, de multiples adversaires, un tableau général du classement, etc. Mais non. Il n’y a toujours qu’une seule ron-de finale opposant quatre concurrents, et les trois premiers repartent avec des médailles.

Épreuves manquantes, épreuves manquées
Ne cherchez pas le ski de fond ou le biathlon, le curling ou le patinage artistique : ils n’y sont pas. Parmi les épreuves qui restent, à peu près toutes souffrent de défauts majeurs ou manquent simplement de personnalité : le bobsleigh, le skeleton et la luge sont pratiquement le même sport, sur la même piste. Ainsi passent 3 des 14 épreuves… En plus, il manque un indicateur de niveau ou de perte d’équilibre, et on se retrouve à tomber sur le côté sans avertissement. Frustrant.

On a aussi fait des choix bizarres. Le ski acrobatique (ski cross et saut) est exclusivement féminin. C’est la même chose pour le patinage de vitesse, qui n’est présent que dans sa version courte piste, et ne cherchez pas le relais : il n’y en a pas. Par contre, le snowboard (slalom et snowboard cross) est tout masculin. Et il n’y a pas de half-pipe, une épreuve qui aurait pourtant été facile à représenter (Tony Hawk, quelqu’un?…).

Pas mieux en ligne
Ça n’est pas beaucoup mieux en ligne, où certaines épreuves sont impraticables. On a eu l’audace de faire en sorte que la descente puisse être jouée simultanément, mais on se trouve ainsi à descendre les pentes avec les ombres colorées des concurrents, coiffées de leur nom, ce qui est distrayant et nuit à la vision.

C’est vraiment dommage, puisque la présentation visuelle et sonore est généralement bien réussie, particulièrement pendant les descentes de ski et de planche. On se reverra en 2014, à Sotchi.

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