Google admet s'être planté avec les données enregistrées par Street View
Eric Schmidt, le PDG de
Google, tente de calmer l’ardeur des dénonciations des pays américains
et européens concernant l’enregistrement «accidentel» des données
personnelles des particuliers sur des réseaux Wi-Fi non sécurisés, par
son service de cartographie Street View.
Google remettra ainsi aux autorités de
régulation de la France, l’Espagne et l’Allemagne l’ensemble des
données personnelles de leurs habitants, captées par les voitures
Street View. Google avait admis en mai avoir collecté «par erreur» plus
de 600 Go de données personnelles depuis le lancement de son service,
en 2006.
L’enregistrement de ces données avait d’abord suscité la grogne dans
les pays européens, puisque M. Schmidt n’a pas exclu la possibilité que
des données sensibles – comme des données bancaires – soient en leur
possession.
Dans ce contexte, M. Schmidt a aussi annoncé que la politique de
collecte de données sera revue et corrigée. De plus, une enquête
interne sera amorcée pour déterminer de quelle façon le code d’un
ingénieur de l’entreprise a permis de recueillir des données
personnelles sur des réseaux Wi-Fi personnels.
Des autorités de plusieurs pays, dont la commissaire canadienne du
respect de la vie privée Jennifer Stoddart, ont manifesté leurs
inquiétudes auprès de Google et leur volonté de surveillance accrue de
son service Street View.