Dog Days déçoit… encore!
Les deux comparses au lourd passé criminel Kane et Lynch occupent le premier rôle dans Dog Days, le deuxième opus de la série. Cette fois, l’action se déroule à Shanghai et nous fait vivre 48 heures d’enfer dans la vie des deux récidivistes. Contrairement à nos deux protagonistes, mon enfer n’aura duré qu’un maigre quatre heures! C’est peu, voir anémique pour cette licence au potentiel infini. Par souci d’originalité, l’histoire commence comme si on filmait Kane et Lynch à l’aide d’un téléphone intelligent.
Nulle part dans le scénario on ne nous explique la présence de cette étrange troisième personne. Ce point de vue, qui est certes une bonne idée sur papier, n’apporte rien à la jouabilité et dérange à la longue. Un trip de réalisation inutile.
Répétitif!
La reconstitution de Shanghai ressemble à un énorme copié-collé des mêmes quatre ou cinq portions de la ville, qui est peuplée d’ennemis à l’intelligence artificielle limitée. Vous remarquerez les sempiternelles portes de garage servant de division entre les sections d’un niveau. La cinématique qui les anime est en fait une variation sur un même thème.
Adam «Kane» Marcus et James Seth Lynch méritent mieux qu’un titre donnant l’impression d’avoir été conçu à la sauvette. En 2007, je n’avais pas été doux avec cette nouvelle licence. J’espérais que ses créateurs allaient écouter la communauté afin d’offrir quelque chose de mieux la prochaine fois. Ce n’est pas le cas.
M pour mauvais?
Les scènes jugées choquantes ont droit à un carré pixellisé afin de cacher ce qui pourrait déranger. En plus d’irriter, cette manière de faire prive l’utilisateur de la fragile immersion dans laquelle il trempe à peine le gros orteil. Pourtant, un énorme «M» orne la jaquette du titre! M pour mauvais?
La jouabilité n’apporte que très peu de surprises. Les ennemis offrent parfois un bon défi, mais leur imperméabilité aux projectiles assassine le plaisir. Que dire de Lynch et de sa peau en Kevlar que jalouse secrètement (j’en suis certain) Tony Stark (Iron Man). Le mode multijoueur souffre de latence chronique et ne vaut pas la peine qu’on s’y attarde. Plus d’argent, plus de temps et des concepteurs chevronnés pourraient produire une série culte. Mais il ne faut pas oublier qu’une bonne partie du jeu a été réalisée pendant la dernière crise économique…