Le vers Stuxnet poursuit ses ravages en infectant des millions d'ordinateurs chinois
Après avoir frappé de plein
fouet l’Iran, Stuxnet s’attaque maintenant avec force à la Chine. Le
logiciel malveillant est reconnu pour être le premier ver à prendre le
contrôle à distance de différents types d’équipements d’usines ou
d’industries, plutôt que de voler des informations confidentielles ou de
paralyser des systèmes informatiques.
D’après une agence de presse chinoise, plus
de six millions d’ordinateurs seraient infectés à ce jour en Chine.
Aucun dommage matériel majeur n’a cependant été remarqué pour l’instant.
Le ver Stuxnet a été découvert pour la première fois au mois de juin,
mais serait actif depuis plus d’un an.
Les experts ont récemment découvert l’objet d’intérêt du ver, qui
démontre bien les intentions des pirates malveillants à l’origine de sa
création. Le ver informatique s’introduit dans les ordinateurs en
profitant d’une faille Windows, dans le but de trouver
les programmes de Siemens (WinCC) gérant les oléoducs,
le réseau électrique, les plates-formes pétrolières, etc.
L’objectif est d’altérer le fonctionnement de ce matériel industriel
et ainsi réussir à détruire physiquement les installations infectées.
Les spécialistes évoquent même la possibilité d’un «sabotage
informatique» ou d’une «guerre électronique».
L’attaque informatique menée en Iran a conduit à l’infection de 30
000 ordinateurs. Le Pakistan, l’Inde et l’Indonésie n’auraient pas été
épargnés par Stuxnet. Les spécialistes en sécurité informatique ont du
mal à détruire le ver, car de nouvelles versions de ce ver instable
apparaissent régulièrement.