Gran Turismo 5: réaliste, amusant et… emmerdant
La pièce maîtresse de Gran Turismo 5 est le mode GT, dans lequel on participe à une succession de courses thématiques (tractions avant, hatchbacks européens, muscles cars américains, etc.), gagnant expérience et argent. Cela permet d’accéder à de nouvelles compétitions et d’acquérir de nouveaux bolides, puis de les améliorer. Les voitures sont joliment recréées à l’écran, surtout celles de la catégorie Premium – 200 en tout -, dont on a aussi reproduit l’intérieur. Les autres véhicules, plus de 1 000 au total, sont moins détaillés, et la vue du cockpit n’est pas disponible.
Les reprises des courses sont spectaculaires, une coche au-dessus de celles de Forza 3, pour la Xbox 360 : l’éclairage, les reflets, et peut-être un degré de détails un peu plus élevé, font qu’elles semblent plus réalistes. Pas moins de 70 pistes sont disponibles dans des environnements variés, et un éditeur permet d’en créer à l’infini. Gran Turismo 5 ajoute à cela des courses de rallye, de NASCAR et du karting. Cette dernière partie aurait pu faire l’objet d’un jeu à part, tellement elle est distinctive et amusante.
Mais le souci du détail maniaque de M. Yamauchi – l’homme derrière la bête – peut devenir profondément irritant. Par exemple, pour changer de catégorie de course, on doit s’assurer d’être au volant d’une voiture éligible, ou repasser par son garage et en choisir une autre. Sinon, on en sera quitte pour une visite chez le concessionnaire où on devra fouiller dans chacune des marques pour trouver l’heureuse élue. Si le véhicule requis n’est pas disponible – ou trop cher -, on devra jeter un Å“il chez le détaillant de voitures d’occasion. Et en cas d’échec, il faudra repasser un de ces quatre, puisque l’inventaire change. Arghhh!
En course, la difficulté est imprévisible et aléatoire. Avec une voiture le moindrement performante, on se retrouvera souvent en tête après deux virages. Disons que ça tue un peu le suspense lorsqu’il reste cinq tours à faire. Pour d’autres événements, la difficulté est brutale. La moindre déviation du tracé de la piste ou un contact trop brusque entraînera une disqualification, pendant que les pilotes contrôlés par l’ordinateur conduisent sans problème apparent un véhicule qui tient la route comme un savon mouillé…
Verdict : Une bonne simulation qui n’est pas toujours amusante.