Google ajustera ses cartes pour mettre davantage la ville de Rio en valeur
La ville brésilienne Rio de
Janeiro, qui deviendra le centre du monde en 2014 et en 2016 en raison
de la tenue de la Coupe du Monde de football et des Jeux olympiques, a
jugé qu’elle n’était pas mise en valeur sur les cartes de Google. Cette
dernière réagira en ajustant ses cartes.
Le géant de l’Internet se donne de
six à douze mois pour adapter ses cartes, dans le but de ne pas
décourager les touristes potentiels à venir visiter la ville, en raison
de la présence étendue de bidonvilles dans la ville et représentés dans
ses cartes. Ils regroupent des habitations où vivent des citoyens
pauvres et dans lesquels règnent souvent la violence et la drogue. La
ville de Rio estime qu’ils prenaient trop de place sur les cartes de
Google, alors qu’ils n’occupent que 3,8% de son territoire.
À ce sujet, le directeur de Google Brésil, Felix Ximenes, affirme que
«Google n’a jamais eu l’intention de discréditer Rio […] Le problème
est le manque d’informations sur les cartes».
Google tentera donc de mettre davantage les quartiers en vogue et les
points d’intérêts de la ville plus en valeur sur ses cartes. Par
conséquent, les internautes visitant virtuellement la ville de Rio
auront une image «embellie» de la ville, qui ne reflète pas
nécessairement sa réalité. En effet, Ximenes souligne que les visiteurs
virtuels «pourront d’abord voir l’information la plus importante comme
le nom des quartiers et, au moyen du zoom, les sous-quartiers avec leurs
rues et seulement après les favelas».
Dans ce contexte, il paraît légitime de se demander si le service de
cartographie de Google devrait servir à promouvoir le tourisme en
s’accordant avec les intérêts des villes ou des pays.
Le mouvement de contestation contre Google a débuté lorsque le
quotidien brésilien O Globo a indiqué que les cartes de l’entreprise
«réduisaient Rio à un ensemble de favelas», en faisant fi des principaux
points d’intérêts touristiques et certains quartiers résidentiels,
rapporte l’AFP.
Rio de Janeiro regroupe un millier de ces bidonvilles, aussi appelés
favelas, dans lesquels vit un tiers des habitants, ce qui correspond à
environ deux millions de personnes. Les autorités de la ville tentent
depuis cinq ans de les pacifier en raison de la tenue des deux
événements d’importance mondiale.