L'internet à l'heure de la révolution des noms de domaine
L’univers des noms de sites web sera bientôt complètement révolutionné. Pour l’instant, une adresse web peut seulement se terminer par un des 22 suffixes autorisés – .com, .org et .net sont les plus populaires –, mais dans un avenir rapproché, elle pourra être personnalisée avec des suffixes comme .kids, .shop (pour les sites commerciaux) ou .nyc pour les grandes villes comme New York.
L’organisme en charge de décider les règles pour les sites web, l’ICANN (international corporation for assigned names and numbers), a annoncé lundi qu’il allait ouvrir un marché des noms de domaine – appelés gTLD pour Generic Top Level Domains –, ce qui permettra à chacun de choisir un suffixe, y compris les idéogrammes et des caractères de l’alphabet arabe, pour son site web.
«À long terme, cela pourrait être la décision qui aura le plus de répercussions depuis que l’ICANN a décidé d’introduire le .com, dit Robin Wauters, un influent analyste des technologies de TEchCrunch.com. Mais cela pourrait être à double tranchant. D’un côté, cela représente une formidable opportunité pour les compagnies, les organisations et les villes du monde entier en terme de marque de commerce. D’un autre côté, cette multiplication de noms de domaine pourrait créer de la confusion dans l’esprit des internautes.»
La communauté du web, les gouvernements et les compagnies font pression depuis des années pour cette libéralisation. Par contre, au prix de 185 000 $ le domaine personnalisé, il est certain que seules les grosses compagnies en profiteront tout de suite. «Cela pourrait prendre plus du double de ce montant pour gérer un propre gTLD exclusif – une condition que l’ICANN impose à tous les demandeurs –, note M. Wauters. La question est de savoir si les avantages de posséder son propre nom de domaine justifient des coûts si élevés.»
Les dépôts de candidatures auront lieu du 12 janvier au 12 avril 2012.