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Le père de la cryogénisation s'est éteint

C’est à l’âge vénérable de 92 ans que Robert Ettinger, le père de la cryogénisation, est décédé samedi dernier.


Ettinger est mort chez lui dans la
banlieur de Détroit après plusieurs semaines où sa santé n’a cessé de se
détériorer. Il est le 106e patient à être stocker dans l’Institut de cryogénisation, fondé en 1976.

Robert Ettinger, qui a appris la physique à la Wayne State University,
avait du passer plusieurs années dans des hôpitaux après avoir été
sérieusement blessé durant la bataille des Ardennes pendant la Seconde
Guerre mondiale. La chirurgie de greffe osseuse qui a épargné ses jambes
a inspiré son optimisme sur les perspectives d’avenir de la
préservation de la vie grâce à la technologie, annonce l’Institut de
cryogénisation dans un communiqué.

Selon son fils, Robert Ettinger avait aussi été inspiré par les
romans de science-fiction sur la congélation des morts et espérait que
les scientifiques fassent des progrès dans ce domaine. Mais comme rien
ne se produisit, il décida alors d’écrire un livre introduisant le
concept de la cryogénisation en 1964 «The Prospect of Immortality».

Dans son livre, il écrit ainsi: «Peu importe ce qui nous tue,
vieillesse ou maladie, et même si les techniques de congélation sont
encore brutales lorsque nous mourrons, tôt ou tard, nos amis du futur
devrait être à même de ranimer à la vie et de nous soigner.»

L’Institut de cryogénisation facture 28 000$US pour préparer un corps
et le stocker dans un réservoir d’azote liquide à -196° C. La toute
première personne à pouvoir bénéficier de ce service fut la mère de
Robert Ettinger, Rhea, morte en 1977. Ses deux ex-femmes Elaine et Mae
sont aussi cryogénisées. En tout, l’Institut compte 935 membres dont 459
ont signé un contrat pour se faire cryogénisés à leur mort.

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