F1: les coulisses techno du Grand Prix
La Formule 1 a toujours été associée à la technologie de pointe. Mais au-delà des voitures, la simple organisation d’un évènement comme le Grand Prix de Montréal demande une infrastructure technologique considérable.
«L’organisation du Grand Prix nous demande environ deux mois et demi», explique David Paradis, directeur de comptes chez Bell, le fournisseur technologique de l’évènement depuis 1978, rencontré plus tôt aujourd’hui dans les paddocks du circuit Gilles-Villeneuve.
L’infrastructure de Bell alimente notamment plus de 450 téléviseurs sur le site, 12 écrans géants, elle fournit un accès Internet à plus de 350 postes destinés à la presse, aux écuries, à la Fédération internationale de l’automobile (FIA), à 33 cabines pour les commentateurs télé, elle assure les communications téléphoniques, le fonctionnement des terminaux aux points de ventes, etc.

Pour David Paradis, le facteur temps est l’un des plus gros défis de l’organisation, puisque même si certaines installations sont permanentes – comme les 8 000 mètres de fibre optique sur le site – d’autres installations sont temporaires, et peuvent être installées seulement après la fonte des glaces (une partie des paddocks est d’ailleurs posée sur l’eau du bassin olympique).
En tout, environ 10 000 mètres de câblage temporaire ont par exemple été installés sur l’Île Notre Dame. «Les quatre dernières semaines étaient vraiment intenses», ajoute-t-il.

La taille de son équipe d’ingénieurs et de techniciens varie selon les étapes, mais celle-ci peut d’atteindre jusqu’à 75 personnes en même temps à un certain point. Pendant les trois jours de l’évènement, ce sont plutôt 21 techniciens qui sont sur place.
Et la sécurité?
Avec les menaces qui ont plané sur le Grand Prix au cours des dernières semaines, il est évidemment difficile de passer sous silence l’importance de la sécurité informatique dans un évènement du genre.
«Nous avons pris les mesures pour avoir une infrastructure robuste et sécuritaire», explique David Paradis. Les écuries disposent aussi de leurs propres protocoles de sécurité, pour encrypter toutes leurs communications, par exemple.
Ce ne sont pas tous les équipements de communications des Grand Prix qui sont gérés par Bell et les autres fournisseurs locaux des pays que visite la F1. Les écuries et la FIA possèdent par exemple leurs appareils reliés à la télémétrie et au temps, incluant les antennes de communication, ce qui leur permettent notamment d’assurer une certaines constance entre les courses.