Les soeurs Williams éliminées en double
RIO DE JANEIRO — L’adage dit que dans la vie, rien n’est sûr sauf la mort et les taxes. L’ajout d’une ou de plusieurs médailles olympiques à la collection du nageur Michael Phelps pourrait également s’inscrire dans ces certitudes.
À ses cinquièmes Jeux, l’Américain de 31 ans a de nouveau été régulier comme un métronome, aidant les États-Unis à rafler l’or au relais masculin 4×100 mètres nage libre, dimanche, en un temps de 3:09,92 minutes.
S’élançant deuxième au sein de l’équipe américaine, Phelps a réalisé le quatrième 100 m le plus rapide de tous les nageurs (47,12 secondes) et le deuxième plus rapide des États-Unis, derrière celui de son coéquipier Nathan Adrian (46,97).
Son temps a replacé les Américains en avant à la mi-course et ils ont coiffé les Français et les Australiens au fil d’arrivée. Phelps a finalement mis la main sur une 23e médaille olympique et une 19e d’or, deux records des Jeux qu’il a d’ailleurs accentués.
Ce dernier pourrait prendre part à cinq autres compétitons de natation au cours des Jeux de Rio, notamment celle du 200 m style papillon, lundi.
Les têtes de série ont commencé à tomber au tournoi de tennis olympique. Et non les moindres.
Les triples médaillées d’or olympique en double Serena et Venus Williams ont perdu un match olympique pour la première fois, surprises au premier tour par les Tchèques Lucie Safarova et Barbora Strycova 6-3, 6-4. Le favori Novak Djokovic s’est quant à lui incliné 7-6 (4), 7-6 (2) contre l’Argentin Juan Martin Del Potro au premier tour.
Les soeurs Williams montraient une fiche parfaite de 15-0 en carrière aux Olympiques et avaient gagné l’or à chacune de leurs prticipations au tournoi: en 2000, en 2008 et en 2012.
Djokovic, lui, ne semblait pas dans son assiette, commettant 17 fautes directes contre neuf pour son adversaire. Del Potro a terminé le travail lorsque son coup en croisé a effleuré le filet avant de tomber de l’autre côté.
«Nous avons été terribles, a dit Serena. Et le résultat le démontre.»
Les soeurs Williams étaient favorites à Rio et avaient remporté un 14e titre du Grand Chelem en double à Wimbledon, il y a un mois.
Ni Safarova ni Strycova n’avaient gagné un match olympique en double et montraient une fiche combinée de 0-3 avec d’autres partenaires. De plus, elles ne devaient même pas jouer ensemble à Rio. Strycova a été appelée en relève à la dernière minute après que Karolina Pliskova eut déclaré forfait pour le tournoi olympique.
«Nous sommes de très bonnes amies et nous connaissons le style de jeu de l’autre», a indiqué Strycova.
Le duel a duré une heure, 33 minutes. La paire tchèque affrontera maintenant au tour suivant le duo canadien composé d’Eugenie Bouchard et Gabriela Dabrowski.
Même si ce ne fut pas facile en double, la cadette des soeurs Williams a tout de même réussi son entrée au tournoi olympique avec une victoire en deux manches de 6-4, 6-2 contre l’Australienne Daria Gavrilova sur le court central.
Le Britannique Andy Murray, l’Espagnole Garbine Muguruza et son compatriote Rafael Nadal ont aussi remporté leur match de premier tour.
L’Allemande Angelique Kerber a également remporté son premier match, 6-3, 7-5 contre la Colombienne Mariana Duque-Marino et elle affrontera Bouchard au prochain tour.
Les forts vents qui ont soufflé sur Rio de Janeiro dimanche matin ont causé des maux de tête aux responsables des compétitions d’aviron. Le directeur général de la Fédération internationale d’aviron, Matt Smith, a expliqué que des rafales soufflant à 54 km/h poussaient des bouées dans les corridors de course, et que certains bateaux ont chaviré pendant les séances d’entraînement. Il a ajouté que les courses seront présentées lundi et mardi, alors que l’on prévoit des vents moins forts.
Les cyclistes ont cependant pu prendre la route. Les Américaines ont connu une autre déception lorsque trois cyclistes ont devancé Mara Abbott à quelques mètres de la ligne d’arrivée. La Néerlandaise Anna van der Breggen a mené la charge, procurant à son pays des médailles consécutives lors de cette épreuve. La Suédoise Emma Johansson et l’Italienne Elisa Longo Borghini.
Le CIP sévit
À l’extérieur du site de compétitions, le Comité international paralympique est allé dans une direction différente de celle du Comité international olympique, dimanche, en excluant l’entière délégation russe des Jeux paralympiques de Rio, qui se dérouleront en septembre.
Le CIP a dénoncé un système de dopage qui a terni le sport en privilégiant «les médailles au détriment de la morale». L’organisme a condamné l’implication de l’État russe dans ce scandale sans blâmer directement le président Vladimir Poutine.
«Dans cette situation tragique, ce ne sont pas des athlètes qui trichent mais un système supervisé par l’État qui a triché les athlètes, a déclaré le président du CIP Philip Craven. La culture du dopage qui a contaminé le sport russe a eu sa souche au sein du gouvernement du russe. Elle a été mise à jour non par un, mais bien par deux rapports indépendants commandés par l’Agence mondiale anti-dopage (AMA).»
La Russie avait inscrit 267 athlètes pour les Jeux paralympiques de Rio, dans 18 disciplines. Ceux-ci ne pourront que participer aux Jeux que si la Russie porte et gagne sa cause en appel.