De Grasse obtient une troisième médaille
RIO DE JANEIRO — Le Canada a continué de bonifier sa récolte au tableau des médailles aux Jeux olympiques de Rio… dont une a été acquise avec de l’aide extérieure.
Quatrièmes lors du relais 4 x 100 mètres, à seulement deux centièmes de seconde des États-Unis, le Canada a finalement été promu sur la troisième marche du podium lorsque le quatuor américain a été disqualifié pour avoir mal effectué l’un de ses relais.
La nouvelle a été annoncée quelques minutes après la fin de la course, remportée par la Jamaïque et son pilier Usain Bolt en 37,27, devant le Japon, en 37,60.
Akeem Haynes, Aaron Brown, Brendon Rodney et Andre De Grasse ont franchi la distance en 37,64, une performance qui leur a aussi permis d’effacer la marque canadienne de 37,69. Ce record avait été établi par les médaillés d’or des Jeux d’Atlanta, Robert Esmie, Glenroy Gilbert, Bruny Surin et Donovan Bailey.
De Grasse, dernier à prendre le relais, obtient donc une troisième médaille à Rio, après le bronze au 100 mètres et l’argent au 200 mètres.
Plus tôt en journée, le Canada avait vécu la situation inverse, lors du 50 km marche.
Premier de l’éprouvante compétition avec 15 km à négocier, Evan Dunfee a finalement dû se contenter du 4e rang, en trois heures 41:38 minutes.
Mais environ une heure plus tard, il apprenait qu’il devenait titulaire de la médaille de bronze à la suite d’une réclamation par Athlétisme Canada, qui soutenait que le Japonais Hirooki Arai l’avait bousculé vers la fin de l’épreuve.
Arai, qui avait devancé Dunfee par 14 secondes, a été disqualifié… avant d’être réintégré à la troisième place à la suite d’un autre protêt, celui-là des instances japonaises.
Plusieurs heures après le dénouement final, l’athlète de la Colombie-Britannique en voulait davantage… à lui-même qu’à son rival ou au destin.
«Je crois que le Japonais et moi nous sommes accrochés. Mais ce qui me brise, c’est le fait que j’ai laissé cette situation me déranger. Et une fois que j’ai perdu cette concentration, mes jambes sont devenues aussi molles que du Jell-O.»
Jeunesse et expérience
Ces événements ont relégué au second plan les médailles de bronze de l’équipe canadienne de soccer féminin et du cavalier ontarien Eric Lamaze, sur Fine Lady 5, à la suite d’un barrage à six compétiteurs.
La troupe de John Hertzman a résisté aux attaques répétées du Brésil en fin de match pour l’emporter 2-1. La jeune Deanne Rose, à la 25e minute, et de l’expérimentée Christine Sinclair, à la 52e minute, ont trouvé le fond du filet pour le Canada, seul pays à avoir accédé au podium à Londres et à Rio.
De son côté, Lamaze et sa jument avaient été parfaits lors des deux manches de la finale, tout comme cinq autres rivaux.
Lors de la ronde de barrage, le Britannique Nick Skelton et le Suédois Peder Fredricson n’ont pas commis de faute. Dernier en piste, Lamaze devait battre le chrono de 42,82 secondes de Skelton pour gagner l’or. Toutefois, Fine Lady 5 a commis une faute, sa première des Jeux, reléguant le Canada au troisième rang.
En fin de soirée vendredi, le Canada comptait donc 21 médailles, trois de plus qu’aux Jeux de Londres il y a quatre ans et une de moins que les 22 récoltées à Atlanta en 1996.
De Jonge a sué
La délégation canadienne s’est placée en position pour ajouter des médailles au bassin Lagoa, samedi, bien que Mark De Jonge ne l’a pas eu facile.
Le double champion du monde en titre a failli rater la finale du K-1 200 mètres, terminant quatrième de sa demi-finale, en 34,775 secondes. Quatre millièmes de seconde plus lent et De Jonge aurait été éliminé.
Ce fut plus facile pour le quatuor canadien du K-4 sur 500 mètres. Émilie Fournel, KC Fraser, Andréanne Langlois et Geneviève Orton ont mérité leur billet pour la finale grâce à un chrono de 1:36,254 en demi-finale.