Coupe Rogers: 3 choses à surveiller cette année à Montréal
Serena Williams, Simona Halep, Sloane Stephens et cie – c’est l’ensemble du top 25 mondial féminin que doit accueillir cette année l’édition montréalaise de la Coupe Rogers. La parité sur le circuit féminin devrait d’ailleurs permettre aux amateurs de tennis d’assister à des matchs relevés. Survol du tournoi à venir.
Mosaïque de joueuses
Les partisans qui s’entasseront au stade IGA pourraient bien assister à un virage jeunesse, cette saison. Le top 15 du tennis mondial féminin compte à ce jour 8 joueuses de 25 ans et moins. La Japonaise de 20 ans Naomi Osaka, qui a remporté en mars le tournoi d’Indian Wells, en Californie, pointe au 17e rang international, alors que l’étoile montante de 21 ans Jelena Ostapenko est en 11e place avec, dans le rétroviseur, une demi-finale à Wimbledon en juillet dernier et une victoire à Roland-Garros en 2017. À l’opposé, le tennis féminin voit dernièrement un nombre impressionnant d’athlètes en pleine résurgence. Serena Williams est la première qui vient à l’esprit, mais le tournoi montréalais accueillera cette année plusieurs «revenantes» comme Caroline Wozniacki, actuelle deuxième joueuse mondiale malgré une longue descente aux enfers en 2016. Invitée à jouer à Montréal, l’ancienne numéro un Victoria Azarenka tentera, elle, d’améliorer son 108e rang.
Le directeur de la Coupe Rogers, Eugène Lapierre, sur le tableau principal: «On dirait qu’il y a trois générations. Il y a les joueuses établies, les jeunes, qui n’ont pas froid aux yeux et qui veulent tout gagner, puis, ensuite, les joueuses d’expérience, qui tiennent leur bout encore. Venus Williams [14e au monde] est encore là à 38 ans!»
Serena, infatigable
Très attendue pour ce tournoi de la Coupe Rogers, l’étoile du tennis Serena Williams s’est finalement retirée, samedi, pour des raisons personnelles. Invité à commenter la nouvelle, Eugène Lapierre a avoué ne pas connaître les raisons exactes de l’absence de la joueuse, mais a rappelé que Williams a accouché il y a un peu moins d’un an. La dernière fois que l’Américaine a pris part à la Coupe Rogers à Montréal, c’était en 2014. Elle s’était alors rendue en demi-finale, où elle s’était inclinée devant sa soeur, Venus. Alors au beau milieu d’une série de plus de trois ans et demi au sommet du classement de la WTA, Serena semblait imbattable. Depuis, la joueuse de 36 ans a donné naissance à sa première fille, a survécu à des complications à l’accouchement et manqué plus d’un an de jeu. Elle a fait son retour sur les courts en mars et a, depuis, bondi de 400 places au classement. La gagnante de 23 tournois du Grand Chelem a atteint la finale à Wimbledon, il y a deux semaines, avant d’être sortie facilement par Johanna Konta au premier tour de la Silicon Valley Classic, à San José.
Les (minces) chances de l’unifolié
Déjà en 2016, à Montréal, la Westmontoise Eugenie Bouchard avait déçu le public montréalais en s’inclinant face à la 121e joueuse mondiale, la Slovaque Kristina Kucova. Deux ans plus tard, elle foulera le ciment montréalais avec une 123e place en poche. Mais la performance de Bouchard à Gstaad, à la mi-juillet, pourrait la galvaniser. La joueuse de 24 ans y a enchaîné trois victoires, une première dans un tournoi depuis mai 2017, avant d’être contrainte d’abandonner en demi-finale. Les autres jeunes Canadiennes, comme Françoise Abanda et Carol Zhao, ont peu de chance de faire vibrer la foule bien longtemps, mais c’est ce qu’on disait de Denis Shapovalov en 2017…
Eugène Lapierre sur Eugenie Bouchard: «On connaît son talent, on sait qu’elle est capable de battre les meilleures joueuses au monde. Mais ça se passe entre les deux oreilles au moment où on se trouve sur le terrain. [Ses bonnes performances des dernières semaines] sont de bonne augure. On sait que ce n’est pas toujours facile de se présenter devant le public montréalais pour les joueuses québécoises, donc j’espère qu’elle va mettre tout ça de côté et se concentrer sur la job à faire.»