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Un combat historique partout, sauf dans le ring

Photo: Yves Provencher/Métro

21 479 personnes entassées au Centre Bell, 5 conférences de presse, 2 camps d’entraînement, 1 an et demi de promotion, tout le bla bla de Jean Pascal et au final, mes amis, on nous a vendu du rêve. C’est plutôt au cauchemar de Lucian Bute que nous avons assisté, samedi soir.

Stéphan Larouche l’a dit lui même après le combat :

Lucian est bon quand il utilise ses deux mains. Tu ne peux pas gagner un combat avec un seul bras, a lancé l’entraîneur de Bute, visiblement sous le choc. Tu ne peux pas gagner un combat si tu restes sur la défensive. Ce n’est pas ça de la boxe.

Bref, difficile de gagner si tu ne frappes pas. Une hésitation constante et un manque de combativité ont privé le Roumain de tout espoir de victoire.

Bute veut un combat revanche, mais en voulons-nous vraiment un? Personnellement, je n’en veux pas. Le duel s’annonçait aussi une préparation pour une éventuelle revanche contre Carl Froch. Oubliez ça, ça n’arrivera pas et, surtout, ça ne servirait à rien.

Même le légendaire Michael Buffer n’a pas été rassasié. Croisé dans le corridor après le combat, l’annonceur américain m’a confié qu’il aurait aimé voir un meilleur combat. Selon lui, Pascal aurait pu «finir» Bute en moins de 10 rounds.

De son côté, Pascal a été impérial. Une condition physique impeccable mixée à une préparation signée Marc Ramsay, Angel Heredia et Roy Jones Jr., c’est de la dynamite. On a d’ailleurs été témoins de cette explosion tout au long du combat.

Comme disent les anglos  »now what » ? Qu’adviendra t-il de Bute? Que vaut-il maintenant? Quel boxeur de renom voudra se frotter à lui?

Une chose est sûre, sa carrière vient d’en prendre un coup. Un coup qu’on n’est pas près d’oublier.

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