Mondial 2014: le triomphe du soccer à la télé
Les anglophones parlent du «beautiful game» quand ils mentionnent le soccer, ou le football européen, dans une conversation. Je trouve que le sobriquet, appliqué à un sport touchant autant de gens, est très approprié.
Un jeu d’une beauté qui dépasse les limites du terrain.
La Coupe du monde, c’est l’occasion de voir des nations se rallier derrière un sport qui fait encore figure d’incompris ici en Amérique du Nord. Nous comprenons les règles du jeu, mais l’essence nous glisse entre les doigts.
C’est pourquoi la Coupe du monde est un évènement sportif plus marquant que les Jeux olympiques qui sont, d’une édition à l’autre, de moins en moins pertinents.
Contrairement aux Olympiques, qui sont aussi très rassembleurs, le soccer n’est pas discriminatoire dans sa pratique. Un ballon, un lopin de terre et quelques enfants enthousiastes. C’est tout ce que ça prend pour se donner la piqûre du ballon rond.
Un mois aux quatre ans, le reste du monde reprend le contrôle du sport face aux États-Unis qui, pour une fois, ne s’impose pas à outrance dans une discipline. Le soccer est un sport global qui échappe encore aux «Stars and Stripes», une réalité représentatrice de l’étroitesse d’esprit des Américains face au reste du globe.
Dans la foulée, les réseaux de télévision se permettent des reportages sur la provenance des joueurs, les pays derrière eux, la vie avant la gloire. ESPN se permet d’envoyer des journalistes sur le terrain partout en Amérique du Sud afin de récolter des histoires entourant la Coupe du monde, mettre en lumière quelques injustices et soulever en même temps celles du passé (comme l’édition de 1978, en Argentine, dans l’ombre du joug militaire du dictateur Jorge Rafael Videla).
C’est triste de voir que la FIFA complique autant la vie aux diffuseurs qui souhaitent montrer des images, mais ça fait partie de la game comme on dit. Tout s’achète et la beauté d’un sport simplement majestueux n’y échappe pas.
Moi-même je ne suis pas un expert en la matière. Le soccer est, pour moi, une curiosité plus qu’une passion. Par contre, l’évènement qu’est la Coupe du monde me donne envie de voyager, de voir du pays, de comprendre les gens d’ailleurs. Un mois aux quatre ans, le soccer me donne des frissons.
Ça fait du bien de lâcher son nombril un peu, même si la découverte se passe encore par un écran plat au centre de notre salon.
C’est vraiment un jeu d’une beauté qui dépasse les limites du terrain.
Laissez-vous imprégner par l’esprit du ballon rond. Les découvertes seront surprenantes.