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Michel Therrien est-il la solution?

Michel Therrien est-il la solution?
Photo: Getty ImagesMichel Therrien

Plusieurs joueurs du Canadien entament en ce moment les meilleures années de leur carrière.

L’équipe a toutes les cartes en main pour prétendre à la Coupe Stanley. Cependant, Michel Therrien est-il le meilleur choix pour l’amener vers la terre promise?

On peut évaluer la situation de deux façons. D’un côté, c’est difficile d’ignorer les résultats que l’équipe a obtenus depuis que Therrien en a pris les rênes. Quand un groupe termine au deuxième rang de la LNH, on parle rarement de changer d’entraîneur.

Mais le fait demeure qu’un des meilleurs entraîneurs de la ligue semble être disponible, et le devoir du directeur général est avant tout d’améliorer son équipe.

Le Canadien compte sur le meilleur gardien de but de la ligue et sur un des meilleurs défenseurs. Une abondance de joueurs de qualité complètent l’alignement. En tenant compte des statistiques en saison régulière, est-ce que finir parmi les Oilers d’Edmonton et les Maple Leafs de Toronto de la ligue en matière de possession de la rondelle est acceptable?

De plus, l’idée que le Canadien en ce moment est en mode transition n’est pas honnête. Il ne faut pas perdre les meilleures années de Carey Price, de P.K. Subban, de Max Pacioretty, de Brendan Gallagher, d’Alex Galchenyuk, et j’en passe.

Marc Bergevin doit décider si son entraîneur est capable d’évoluer au point de transformer le Canadien en une vraie menace capable de gagner la Coupe.

Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud, et l’équipe de Bergevin a les joueurs en place pour accomplir la tâche. La pièce manquante pourrait être l’entraîneur. Comme un des meilleurs, Mike Babcock, est disponible, c’est peut-être le temps que le directeur général sonde son intérêt. Au pire-aller, un petit lunch chez Schwartz ne ferait pas de tort.graphique hockey

Élimination prévisible
Le Tricolore affichait un retard de 0-3 contre le Lightning de Tampa Bay; son élimination était donc prévisible. Toutefois, personne n’aurait pu prévoir que l’équipe de Michel Therrien dominerait la rondelle. Le taux de possession était franchement en sa faveur, ce qui est un signe encourageant pour un club qui végétait dans les bas-fonds de la ligue dans cette catégorie en saison régulière.

Seul problème, l’importance du taux de possession est amoindrie pendant les séries. Les unités spéciales peuvent décider du vainqueur, et dans le cas de l’affrontement Lightning-Canadien, ce fut le cas. En ne marquant qu’une fois en l6 avantages numériques au deuxième tour, le Canadien a failli misérablement.

Montréal a compté plus de buts que son adversaire à forces égales, mais ce n’était pas suffisant pour contrer l’impact des sept réussites du Lightning en avantage numérique.

Ding!
C’est vrai, le Canadien n’a pas été chanceux contre le Lightning.

La symphonie continuelle de bruits de rondelle heurtant le poteau en est la preuve. La nature du hockey rend les marges de victoires incroyablement minces, mais accuser le hasard est trop facile. Avoir été incapable de décrocher une victoire dans les trois premiers matchs, voilà ce qui a coûté la série à Montréal.