Les joueurs de l'Impact sont en train de former une équipe
Le séjour au Mexique a permis aux joueurs de l’Impact de commencer à se forger une identité en tant qu’équipe. Deux jours après son retour du Mexique, le onze montréalais a foulé le gazon du complexe sportif Marie-Victorin pour une séance d’entraînement intense. Le tempo était beaucoup plus soutenu qu’avant le départ de l’équipe pour la première portion du camp de préparation.
«L’aspect le plus positif de notre séjour est le fait que nous avions l’air d’une équipe, a affirmé Jesse Marsch après avoir bien fait courir ses hommes. Pour un groupe qui a passé si peu de temps ensemble, les joueurs comprenaient comment jouer les uns avec les autres, même s’il y a eu des hauts et des bas dans les performances individuelles.»
L’Impact n’a pas connu la défaite au Mexique. En quatre rencontres, il a conservé une fiche de deux victoires et deux matchs nuls. Il a également marqué neuf buts tout en n’en accordant qu’un.
Même si la date limite des transferts est passée en Europe, Marsch ne ferme pas la porte à l’arrivée d’un joueur désigné. «Il est encore possible d’embaucher quelqu’un qu’une équipe décide de laisser partir avant la fin de la saison, a-t-il dit. Il y a de bonnes discussions à ce sujet en ce moment. On verra où ça nous mènera.» Le président de l’équipe, Joey Saputo, a avoué cette semaine que l’Allemand Michael Ballack et le Français David Trézéguet avaient été contactés par son organisation.
L’Impact s’envole vers Los Angeles lundi. Il y disputera au moins trois matchs contre des équipes de la MLS, dont le Dynamo de Houston, les Timbers de Portland et le Galaxy de L.A.
L’entraîneur a indiqué que la plupart des 35 joueurs encore présents au camp accompagneront l’équipe en Californie.
Zarek Valentin
Montréal, attirante pour certains
On entend toujours la même chose dans le milieu du sport à propos de la métropole québécoise. «Les joueurs ne veulent pas venir jouer à Montréal.»
Ce discours ne s’applique certainement pas à Zarek Valentin. Le défenseur de 20 ans, sélectionné par l’Impact durant le repêchage d’expansion, s’est prêté à sa première séance d’entrevues avec les médias mercredi avec un enthousiasme qu’on voit rarement chez les athlètes.
Il a d’abord tenu à faire l’étalage de ses connaissances encore rudimentai-res du français. «J’ai froid.» «Je suis fatigué.» Deux courtes phrases qui en disent long sur le désir du jeune homme originaire de la Pennsylvanie de s’intégrer à son nouveau chez-lui.
Valentin n’a pas accompagné ses coéquipiers au Mexique puisqu’il participait à un camp de sélection de l’équipe américaine en vue des qualifications pour les Jeux olympiques. «On ne peut jamais être certain s’être sélectionné, mais j’ai l’impression d’avoir été convaincant, surtout que j’ai joué à toutes les positions en défense», a-t-il affirmé.
L’ancien du Chivas USA a aussi signifié son plaisir d’avoir vu son bon ami Andrew Wenger être choisi premier au total par l’Impact au repêchage amateur de la MLS. «Moi et Andrew, nous jouons ensemble depuis que nous avons 10 ans, a-t-il expliqué. Nous avons déjà été colocataires et nous habiterons probablement encore ensemble ici.»