Jesse Marsch fier de sa troupe
L’entraîneur a commencé son point de presse en lançant un joyeux «Bonjour, comment ça va?» en français.
Jesse Marsch avait une bonne raison de sourire puisqu’à son avis, ses hommes venaient de connaître leur meilleur entraînement depuis la création de l’équipe. «Les gars croient que nous sommes en train de bâtir quelque chose, et ça se sent», a-t-il lancé d’emblée.
Le pilote du onze montréalais avait eu quelques jours pour disséquer le match d’ouverture à la maison, samedi dernier au Stade olympique. Encore déçu du résultat, il a tout de même isolé plusieurs points positifs dans la performance des siens. «Nous étions organisés défensivement, nous étions alertes avec le ballon et beaucoup plus dangereux autour du filet».
Par contre, il n’avait pas que des fleurs à envoyer à ses joueurs. «Nous devons comprendre comment conserver une avance, a-t-il analysé. Je pense que [samedi] nous nous sommes trop concentrés pour avoir le deuxième but, plutôt que de resserrer les choses et tenter de surprendre nos adversaires en contre-attaque.»
Il a indiqué que cette attitude était en partie due à l’excitation de jouer devant près de 60 000 partisans.
Cette sensation enivrante aura toutefois été de courte durée pour l’Impact, qui doit maintenant se frotter aux rigueurs d’un long voyage à l’extérieur. Le onze montréalais disputera ses trois prochains matchs en terrain hostile. «Ceux qui ont fait notre calendrier ne nous ont pas fait de cadeaux, a indiqué Marsch. Par contre, après cela, nous saurons de quoi nous sommes faits, autant mentalement que sur le plan du soccer.»
Le voyage commence samedi prochain par une visite au domicile du Crew de Columbus.
Josh Gardner, un ancien de la formation de l’Ohio, prédit un duel difficile. «Columbus a la réputation de bien jouer à la maison, a-t-il affirmé. Les joueurs considèrent leur stade comme une forteresse qu’ils doivent défendre.»
Le stade sera-t-il prêt?
Le stade Saputo, qui doit ouvrir ses portes le 16 juin prochain, pourrait ne pas être prêt à temps, selon le 98,5 FM.
La station de radio montréalaise laisse même entendre que l’ouverture du stade rénové pourrait avoir lieu seulement au début du mois d’août. Les retards seraient, entre autres, attribuables à l’effondrement d’une dalle de béton dans un.
Le vice-président de l’équipe, Richard Legendre, a démenti cette information à Radio-Canada Sports.
Matteo Ferrari: beaucoup de talent et d’expérience
L’Impact n’a peut-être joué que deux matchs cette saison, mais les joueurs et l’entraîneur ont déjà remarqué l’importance qu’aura Matteo Ferrari pour la formation.
Le défenseur, qui s’est un peu retrouvé avec l’équipe par hasard, a reçu des fleurs de Jesse Marsch. «Il est intelligent et athlétique, en plus il lit bien le jeu, a-t-il affirmé. Dès qu’il est arrivé dans l’entourage de l’équipe, nous avons tout de suite senti qu’il allait nous apporter beaucoup. Il s’améliore continuellement et je suis sûr qu’on ne l’a pas encore vu à son meilleur.»
Le gardien Donovan Ricketts avait aussi de belles choses à dire à propos de son coéquipier. «C’est un professionnel qui a beaucoup d’expérience, a-t-il dit. Il s’adapte encore au style nord-américain, et quand ce sera fait, il sera redoutable.»
Le principal intéressé dit ne pas voir une grande différence entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Il apprécie toutefois le jeu robuste en vogue de ce côté-ci de l’Atlantique. «C’est positif pour nous, les défenseurs, car nous pouvons jouer plus rapidement sur les attaquants.» Il a également hâte de partager le terrain avec Nelson Rivas. «Je pense que nous nous compléterons bien quand il sera de retour dans l’alignement. Nelson est un gars plus défensif, très robuste et très rapide, tandis que moi, je suis plus un meneur qui cherche à relancer le jeu.»