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Vivre la différence

Depuis sa naissance, on le cajole, le dorlote. Bref, on l’aime. À la pouponnière, c’est le plus beau des garçons, la plus belle des petites filles. Les mois passent, et on se pose des questions. Même s’il demeure le plus beau, notre enfant ne réagit pas comme les autres. Un matin, on se réveille avec un diagnostic. On en vient à l’évidence : notre enfant est différent, il a un problème de santé mentale.

Qu’il soit le premier, le second ou le troisième de la famille, on voudrait bien tout faire pour écarter cette éventualité. Puis on l’accepte. Cette journée-là, on se dit qu’on fera tout pour s’assurer qu’il soit le plus autonome possible. Combien de parents disent «je veux que mon enfant soit heureux, qu’il ne soit pas stigmatisé, qu’il s’intègre, qu’il puisse faire son chemin»?

Après tout, nous sommes tous différents. Le monde serait bien terne si ce n’était pas le cas. Toutefois, on ne peut pas célébrer la différence. Elle dérange. Surtout, elle inquiète. Pour un parent qui reçoit le diagnostic, c’est le début de l’angoisse.

Puis, il y a l’espoir. Celui de ne pas être seul dans la galère, celui de trouver des outils pour comprendre, pour agir. Trois marraines plutôt qu’une seule pour se remonter quand ça va mal. C’est le genre de ressources qu’apportent les petits trésors. Il y a la fondation qui travaille pour briser les tabous en matière de santé mentale des enfants et pour soutenir les efforts de l’hôpital Rivière-des-Prairies. Il y a aussi des initiatives visant à partager les difficultés et les petits bonheurs vécus au quotidien.  

Une d’entre nous, Sylvie, tient un blogue auquel nous contribuons toutes par nos échanges. Il s’agit d’un lieu de rencontre où on peut partager, se ressourcer, s’encourager, un lieu pour comprendre la différence. Ce type d’outil, c’est ce dont on a souvent besoin pour traverser la tempête.

La Semaine de la santé mentale est aussi ce genre de lieu. Un lieu ou un moment pour se demander comment vivre avec la différence, comment lui faire une place et, surtout, comment l’accepter.    

– Sylvie Lauzon, Sophie Prégent et Patricia Paquin Marraines de la Fondation les petits trésors

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