Andrei Kostitsyn fait mentir ses détracteurs
Andrei Kostitsyn fait un beau pied de nez à ses détracteurs depuis le début de la saison. Quiconque a suivi l’ailier gauche du Canadien au cours des dernières années sait qu’Andrei K est capable de marquer, mais qu’il a de la difficulté à maintenir une production offensive constante. Kostitsyn a connu sa meilleure saison en 2007-08, quand il a trouvé le fond du filet à 26 reprises Avec quatre buts en sept rencontres avant le match de lundi contre Phoenix, on peut espérer une production encore meilleure du joueur de 25 ans cette année.
Personne n’a jamais douté de la capacité de Kostitsyn de s’inscrire sur la feuille de pointage. Il a probablement le meilleur lancer à Montréal et le fait qu’il semble prêt à utiliser davantage son arme de prédilection est une bonne nouvelle pour les siens. Toutefois, lorsqu’il est au sommet de son art, Andrei est beaucoup plus qu’un marqueur opportuniste. Il a le talent et la capacité physique d’amener la rondelle au filet avec autorité. Jusqu’à maintenant, le numéro 46 n’hésite pas à baisser son épaule pour entrer de force dans les zones où les bons joueurs marquent des buts, une autre bonne nouvelle.
Bien des gens ont suggéré que Kostitsyn joue beaucoup mieux depuis qu’il n’a pas à s’inquiéter des frasques de son petit frère. Le Canadien a en effet envoyé Sergei à Nashville l’été dernier et si c’est vraiment ce dont Andrei avait besoin, le CH a agi deux ans trop tard. Ce que Kostitsyn doit faire maintenant, c’est prouver à tout le monde que son bon début de saison n’est pas un feu de paille. En tout cas, la motivation est au rendez-vous, surtout que – comme l’a souligné à la blague l’entraîneur Jacques Martin – Kostitsyn en est à la dernière année de son contrat et il pourrait avoir une augmentation de salaire considérable cet été s’il joue enfin à la hauteur de son talent.
Kostitsyn joue sur le meilleur trio du Canadien, en compagnie de Mike Cammalleri et de Tomas Plekanec. Il est rendu à l’âge où plusieurs joueurs voient leur production augmenter et en plus, il n’a plus son petit frère dans les pattes. Tout est en place pour que le franc-tireur fasse un grand pas en avant. À lui de jouer maintenant.