Tremblay contredit les allégations de Duchesneau
Le maire a nié samedi avoir été informé, en juillet 2009, des noms de personnes de son administration possiblement impliquées dans des histoires de collusion, contredisant ainsi les allégations de Jacques Duchesneau.
En marge de son témoignage à la Commission Charbonneau, qui doit faire la lumière sur l’octroi de contrats publics dans l’industrie de la construction, Jacques Duchesnau a dit avoir rencontré le maire de Montréal Gérald Tremblay en 2009.
Il a affirmé avoir discuté de collusion avec le maire et l’avoir mis en garde contre certaines personnes de son entourage. Par voie de communiqué, le maire Tremblay a réfuté cette affirmation. «Si c’était le cas, j’aurais agi», a-t-il déclaré.
Quant à savoir pourquoi, au cours de cette discussion traitant de la corruption, le maire n’a pas cherché à savoir qui était visé, l’attaché de presse à la Ville de Montréal, Sébastien Bonneau a répondu que les discussions n’ont tout simplement pas porté sur l’entourage du maire.
Le maire a rappelé, dans son communiqué, que son administration a mis en place une série de mesures pour renforcer l’éthique et la transparence, comme la mise en place du bureau du contrôleur, le renforcement de l’expertise interne, une politique de gestion contractuelle plus sévère et une ligne éthique. À cela s’ajoute la révision de la politique d’approvisionnement pour répondre aux exigences de la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme et la mise en place d’un code d’éthique pour les élus et des clauses.
«Le maire est toujours en mode action et n’attend pas pour resserrer les règlements», a répondu M. Bonneau lorsque Métro lui a demandé si les mesures en place étaient suffisantes.
Arrestations compromettantes
Le 17 mai dernier, l’escouade Marteau a arrêté l’ancien président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, de même que l’entrepreneur en construction Paolo Catania, l’ancien président de la Société d’habitation et de développement de Montréal Martial Fillion ainsi que Bernard Trépanier, ancien d’un collecteur de fonds d’Union Montréal, le parti de Gérald Tremblay.