330 mois de températures irrégulières
Le mois d’août 2012 a été le 330e mois consécutif où les températures globales ont été supérieures à la moyenne du 20e siècle!
La banquise arctique n’a pas pu résister devant cet assaut continu; elle a fondu comme jamais auparavant. De graves sécheresses ont compromis les récoltes de maïs aux États-Unis, premier producteur au monde de cette céréale. On le voit, la situation sur le front du climat n’est pas très bonne. S’il faut prendre conscience de cette réalité, il ne convient pas, cependant, de baisser les bras. Il faut plutôt passer à l’action!
Alors, quoi faire?
Au fédéral, il faut d’abord et avant tout continuer d’exiger que l’État canadien cesse de donner des subventions aux richissimes gazières et pétrolières. Ces cadeaux ont représenté la somme totalement indécente de 1,3 G$ en 2011! Il ne serait pas fou d’en parler à votre député fédéral pour que quelque chose soit fait à cet égard au Parlement canadien.
Au Québec, l’élection d’un gouvernement du Parti québécois (PQ) représente une occasion très intéressante. Au cours de la campagne électorale, le PQ a en effet promis d’accorder plus d’importance aux transports en commun qu’aux projets routiers et autoroutiers qui favorisent l’usage de la voiture en solo. Il a aussi promis de réduire les émissions de GES de 20 % d’ici 2020 (par rapport à 1990). Le gouvernement du PQ – ni aucun autre gouvernement d’ailleurs – n’y arrivera s’il ne s’attaque pas résolument au secteur du transport routier. Ce secteur est responsable d’au moins 43 % de toutes les émissions au Québec. Le problème ici, c’est que le nouveau ministre des Transports semble hésiter et donne à penser qu’il pourrait revenir sur les engagements de son parti.
Durant la campagne électorale, c’est Mme Marois elle-même qui a promis de «modifier la modulation» entre les investissements routiers et ceux destinés au transport en commun. Le prolongement du métro vers l’est, 300 km supplémentaires de voies réservées, l’électrification des transports… Ces projets ne peuvent se réaliser que si nous suspendons certains projets routiers prévus sous l’ancien gouvernement. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, Mme Marois doit ramener son ministre à l’ordre.