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Une vieille nouvelle chanson pour The Weeknd

Photo: YouTube

The Weeknd présente le vidéoclip de Wicked Games.

Avec Wicked Games, l’artiste torontois Abel Tesfaye, alias The Weeknd, nous sert le clip d’une «vieille nouvelle» chanson. Vieille parce que nous l’avons découverte il y a presque deux ans, alors que le jeune homme débarquait en force sur la scène musicale canadienne avec son disque House of Balloons. Nouvelle parce que la chanson vient de ressurgir dans un coffret rassemblant les trois premiers disques de l’artiste.

Reprise et remixée des dizaines de fois (même Cœur de pirate en a fait une version), Wicked Games en est venue à incarner l’esthétique particulière de Tesfaye. Figure de proue du nouveau r’n’b alternatif, The Weeknd favorise les ambiances feutrées, créant une bande-son idéale pour les fins de soirée bien arrosées. Ses chansons (à commencer par celle-ci) parlent de filles, de drogues, de fête et de sexe, ce qui n’a rien de bien nouveau, mais elles ne s’embarrassent pas de métaphores, d’où une profusion de mots de quatre lettres qui l’empêchent de tourner à la radio.

On aurait pu s’attendre à ce que sa pièce signature ait droit à un traitement visuel léché et audacieux, mais l’ami Abel a choisi un traitement assez classique, privilégiant le noir et blanc et les gros plans de son visage visiblement amolli par quelques herbes illicites. On y aperçoit une fille dansant en ombres chinoises et un 4 x 4 Mercedes, dont les phares servent à éclairer le plateau.

Beau, oui, mais un peu ennuyant. On se serait attendu à plus de la part d’un des fleurons de la nouvelle musique canadienne.

Skrillex rencontre les Doors
Décidément, les nouveautés de cette semaine ne sont pas si nouvelles que ça. Prenez le plus récent clip Breakn’ a Sweat de la superstar du dubstep Skrillex, par exemple. Les images de cette surprenante collaboration entre le DJ et quelques membres des légendaires Doors (le claviériste Ray Manzarek et le batteur John Densmore) proviennent en fait d’un documentaire paru en début d’année et intitulé Re:Generation. Le concept derrière le film avait de quoi séduire : prenez cinq DJ de réputation internationale et faites-les collaborer avec des artistes provenant de milieux aussi éloignés d’eux que le classique et la musique country.

Skrillex a eu la chance de tomber sur ses héros d’enfance, ayant été initié à la musique des Doors par son père. Le documentaire donne à voir quelques moments de réelle complicité (Manzarek criant à Skrillex : «Pump the shit out of that thing!») et d’autres empreints de malaise (Densmore se demandant ce qu’un «vrai» batteur peut apporter à un disciple des beats préprogrammés), mais, au final, une composition inusitée voit le jour.

Le clip remixe des portions du film, nous montrant Skrillex penché sur son ordinateur portable dans une chambre d’hôtel à Tokyo, insistant sur le travail en studio et, surtout, sur sa transposition sur scène. La chanson semblera plus digeste aux fans de Skrillex qu’à ceux des Doors, qui pourraient bien être traumatisés par l’expérience, mais elle a le mérite de faire le pont entre les générations.

Le décompte MusiquePlus
Samedi à 15 h

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