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Réflexions de la nouvelle année

Photo: Métro

Ces derniers jours, la lecture d’une essayiste américaine, Elizabeth L. Cline (Overdressed. The Shockingly High Cost of Cheap Fashion), m’incite à voir ma garde-robe sous un œil environnementaliste. Rares sont ceux qui lisent vraiment les étiquettes de leurs vêtements, y souligne-t-elle notamment.

Le recyclage et le compostage, c’est bien, l’achat local aussi, mais est-ce qu’encourager l’industrie à produire toujours plus de vêtements à bas prix dans des conditions peu écologiques n’annule pas nos efforts? «I mostly found polyester and its relatives in the plastic family lurking in my closet, témoigne-t-elle. […] I intentionally avoid buying plastic products such as bottled water because they are oil-dependent and not biodegradable, yet here I was with a closet full of the stuff.» Je n’ai même pas besoin d’aller faire l’inventaire de mes propres tiroirs pour en venir à la même conclusion…

Porter attention à la composition d’un vêtement, de la même manière qu’on choisit autant que possible des produits de saison au supermarché, n’est-ce pas une excellente résolution pour 2013? Il y a tant d’autres possibilités, à commencer par le polyester recyclé, qui est déjà un moindre mal.

***

À mon sens, cela prouve encore une fois que la mode, le design et la beauté ne sont pas que futilités. Si on gratte un peu le vernis des apparences se cachent des enjeux économiques, sociaux et, nous venons de le démontrer, environnementaux.

Même la journaliste américaine Dana Thomas l’a écrit en 2007 dans son livre Deluxe. How Luxury Lost its Luster. (Je transcris ici son propos en anglais.) «Nina Hyde, the legendary fashion editor of the Washington Post […] gave me my first job as a fashion reporter in the late 1980s, and taught me that fashion was as serious and respectable a beat as covering the White House […]»

Vraiment? Il est évident que des sujets comme la production locale, l’uniformisation des tailles des vêtements, l’émergence de sites web transactionnels et l’image corporelle n’ont pas le poids médiatique de la commission Charbonneau, pour nommer un exemple au hasard. N’empêche, ils méritent qu’on s’y attarde. Après tout, fashionista ou pas, tout le monde doit se vêtir avant de sortir!

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