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Destitution de Trump: Freeland refuse de se mouiller

Chrystia Freeland Photo: Métro

En visite à Montréal durant la campagne électorale, la ministre fédérale des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, s’est montrée prudente quant à l’impact d’une éventuelle destitution (impeachment en anglais) du président américain sur les relations entre le Canada et les États-Unis.

«Ce processus politique aux États-Unis est domestique et il n’est pas approprié de notre part de commenter sur celui-ci», a-t-elle affirmé.

Celle-ci a toutefois voulu se faire rassurante concernant l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) récemment renégocié. «Le Canada a fait son travail, qui était de négocier un accord avec les États-Unis et le Mexique. Nous l’avons fait et en plus nous avons négocié une levée des tarifs sur l’acier et l’aluminium, ce qui est important pour nos industries.»

Mme Freeland affirme garder contact avec « tous les joueurs » durant le processus domestique de ratification de l’ALÉNA, incluant les membres du Congrès américain.

«Il faut se rappeler que nous avons déjà un accord de commerce avec les États-Unis, l’ALÉNA. Il était important pour le Canada de garder notre accès au marché américain et c’est ce qu’on a aujourd’hui. De plus, au début du processus de négociation (du nouvel accord) le président américain a souvent parlé de la possibilité d’annuler l’accord du côté américain. Depuis la fin des négociations, il n’en n’a plus fait mention.»

Environnement

À la veille de la grande manifestation pour le climat prévue vendredi, la ministre libérale s’est dite consciente de l’importance des enjeux environnementaux pour le Canada et le monde, particulièrement pour les jeunes générations.

Questionné sur la cohérence d’une transition verte proposée par le gouvernement Trudeau, tandis que les principaux produits d’exportation au pays ont été en 2018 les combustibles minéraux, pour près de 131 G$ (soit 22% de l’ensemble des exportations canadiennes), celle-ci a rappelé que son équipe avait eu le courage de mettre en «un prix sur la pollution», décision difficile à faire accepter aux provinces.

«Je ne suis pas une révolutionnaire. J’ai vu des révolutions en tant que journaliste et je pense qu’il y a des pays qui connaissent de vraies crises. Il y a des moments où l’ont doit être prêt à être en opposition à une dictature et un régime totalitaire. Il y a des moments dans l’histoire où c’est la seule chose qu’une personne puisse faire. Mais, au Canada, on n’est pas dans une situation qui demande une révolution. C’est important d’être ambitieux et de démontrer l’importance de la crise environnementale, mais de faire les choses qui auront un vrai effet, dans le contexte d’un Canada uni», a insisté la ministre.

Crystia Freeland, ministre fédérale des Affaires étrangères, et Geneviève Hinse, candidate libérale de Rosemont – La Petite-Patrie, on visité un centre de retraités de la communauté ukrainienne jeudi.

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