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À vos ordres, sergent Eckart!

Ned Ehrbar - Metro World News

Battle: Los Angeles (Mission : Los Angeles) peut donner l’impression d’être un film à gros budget sans prétention. Toutefois, Aaron Eckhart ne l’a pas abordé de cette façon. «Si je fais un film de science-fiction, je veux qu’il ait l’air vrai, déclare l’acteur. Je veux qu’il soit crédible, comme le tournage d’un documentaire. Je veux que le public pense qu’il est en état de guerre. Je considérais que rester dans mon personnage était la seule manière d’y parvenir.»

Il n’exagère même pas. La vedette des films Dark Knight et Thank You for Smoking est restée dans la peau du sergent de la marine Michael Nantz tout au long du tournage, ce qui a été confirmé par ses collègues. «Par exemple, je me suis cassé le bras en tournant, mais je n’ai pas arrêté de jouer et je ne leur ai pas dit, raconte-t-il. Il ne faut jamais leur donner une excuse de se dégonfler ou de pleurer parce que ce n’est pas ce que les marines font.»

Aaron Eckhart avoue que cette méthode de travail n’est pas pour tout le monde et qu’il ne s’est pas fait une tonne d’amis. «Mes collègues détestaient mon cran parce que je restais toujours dans mon personnage, dit-il. J’ai tout donné pour ce film, probablement au détriment de ma vie sociale. Mais je m’en fichais. Le film était ma seule préoccupation. Il représentait beaucoup pour moi.» C’est d’ailleurs cette méthode de travail qu’il préfère. «Si je le peux, je demeure toujours dans mon personnage, précise-t-il. C’est plus simple ainsi. Cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas rire ou s’amuser, parce que la personnalité de chaque personnage comporte bien des facettes.»

L’acteur a même utilisé cette méthode pendant la période d’entraînement préalable au tournage du film. «Je ne leur ai pas permis d’être trop proches de moi et j’ai dégonflé leur ego, dit-il au sujet de ses jeunes co-vedettes. Je leur ai demandé de montrer ce dont elles étaient capables et je les ai fait souffrir.»

Toutefois, il n’a éprouvé aucune difficulté à exploiter cette éthique de travail. «En vieillissant et en acquérant de l’expérience, je vois tout le temps les occasions manquées, note-t-il. Je vois des gens qui ne travaillent pas assez fort. Je vois les gens se désintéresser entre les scènes. Si l’on ne se désintéresse pas et que l’on réfléchit à la scène, si l’on se demande constamment ce que l’on peut améliorer dans la scène suivante, ce que l’on peut faire différemment et ce que l’on peut ajouter, le film sera beaucoup plus riche.» 

Maintenant qu’il a goûté à ce type de film, Aaron Eckhart est-il prêt à en faire un autre? «Non, non, mais j’aimerais tourner une suite», répond-il. Grâce à son expérience dans Battle: Los Angeles, Aaron Eckhart pourrait délaisser les petits films comme Rabbit Hole et Love Happens pour le moment. «J’aimerais tourner dans un western, ajoute-t-il. Ce serait bien. Vous savez, un western très violent comme ce film, où tout est vrai. N’importe quoi qui soit vrai. J’aurais aimé jouer dans Black Hawk Down ou Apocalypse Now. Je ne veux pas jouer dans des films de mauviettes.»

Rencontre du troisième type
Aaron Eckhart a lui-même fait une rencontre du troisième type lorsqu’il était jeune, ce qui l’a peut-être bien préparé au tournage du film Battle: Los Angeles. «J’ai vu quelque chose dans le ciel, se souvient-il. Je devais avoir 22 ou 23 ans. C’était un objet non identifié parce que j’ignore ce que c’était, mais je ne sais pas si c’était des extra­terrestres.

Je veux dire, c’était fou. Je suis certain de l’avoir vu parce que je l’ai vu; il n’y a aucun doute dans mon esprit. Mais j’ignore ce que c’était.» Expérience person­nel­­le mise à part, Eckhart ne réfléchit pas beaucoup à l’espace et à l’univers. «Je considère l’univers, et je me dis qu’il y a sûrement une autre forme de vie quelque part, suppose-t-il. Mais je n’ai eu aucun contact avec cette autre forme de vie et j’ai d’autres préoccupa­tions, comme me trouver un contrat.»

Battle: Los Angeles
En salle dès vendredi

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