Guy Nantel: drôle d'actualité
L’année 2011 a beau n’être qu’à moitié écoulée, Guy Nantel et ses invités sont déjà fin prêts pour passer en revue ses événements marquants. Métro a parlé avec l’animateur du Bilan Nantel 2011.
À ce stade de l’année, y a-t-il déjà assez de matière pour en faire un bilan humoristique?
Jusqu’au dernier moment, je suis tributaire de ce qui se passe chaque jour, mais oui, même quand j’ai commencé à l’orga-niser, il y avait déjà bien suffisamment de matière. Je demande quand même à tous les humoristes qui participent au spectacle d’être le plus collés possible sur ce qui se passe actuellement en politique, dans la société…
Quand vous avez commencé à travailler à ce gala, quel était l’événement le plus marquant de l’actualité de 2011, à votre avis?
À ce moment-là, c’était le tsunami au Japon, les élections, les gaz de schiste, l’affaire Pacioretty-Chara… mais bien d’autres choses ont eu le temps de se produire entretemps!
Qu’est-ce qui vous a le plus fait rire jusqu’à présent cette année?
C’est difficile à dire, parce que je n’écris pas à partir de choses qui m’amusent, mais bien de sujets qui ne me font PAS rire. Pour moi, un bon sujet d’humour, c’est quelque chose qui n’est pas drôle. On part de quelque chose qui est un sujet de
souffrance et de douleur pour les gens, et le rôle de l’humoriste, c’est de mettre un baume là-dessus, de soulager la douleur. Je ne me dis jamais : «Hey, ça c’est assez drôle, je vais en parler…» L’actualité est plutôt déprimante, en fait!
L’actualité vous rend triste?
Parce que je chiale contre tout, les gens pensent que dans la vie, je passe mon temps à être déprimé… Mais pas du tout. On vit tout de même dans une belle société! Il faut relativiser.
Quelle personnalité vous inspire particulièrement?
Je suis obligé de dire Jean Charest, puisque c’est le premier ministre du Québec. Des fois, c’est une pauvre victime, Jean Charest. Je ne suis pas en train de le défendre, mais c’est surtout que les humoristes n’ont pas mille choix de premier ministre, alors… on fesse sur celui qu’on a!
Le bilan Nantel 2011
À la salle Wilfrid-Pelletier
Mercredi et jeudi à 20 h