La passion de l'entrepreneuriat
Le sens des affaires, Marc Norton l’a dans le sang.
Le Montréalais est aujourd’hui à la tête de Contactik, une PME qui propose à ses clients d’assurer un meilleur suivi de leurs relations d’affaires grâce à un logiciel informatique.
«Le logiciel ACT! est fait aux États-Unis, et on est la seule équipe francophone à l’offrir en l’Amérique du Nord. C’est ce qui nous démarque», explique le dirigeant d’entreprise âgé de 35 ans.
Contactik est la quatrième entreprise que Marc Norton met sur pied. Il s’est initié à l’entrepreneuriat lorsqu’il étudiait au cégep. À l’emploi de l’aéroport de Bromont, il a démarré une entreprise de photographie aérienne avec un ami qui possédait des hélicoptères. «Il savait que je suivais un cours de photographie au cégep et il m’a proposé de faire de la photographie aérienne parce qu’il y avait beaucoup de demande, raconte-t-il. C’est lui qui m’a donné l’idée d’être en affaires.»
Il a rapidement délaissé cette entreprise pour aller étudier l’informatique à Sherbrooke. Mais l’envie lui a pris de se lancer à nouveau en affaires. Il a donc décidé de mettre sur pied une entreprise de vente de matériel informatique. «J’assem-blais des ordinateurs et je les vendais à mes collègues, relate Marc Norton. Le bouche-à-oreille a fait son effet. L’entreprise est passée rapidement d’un employé à 18.»
Mauvaise expérience
Si cette deuxième expérience d’entrepreneuriat a bien commencé, elle c’est mal terminée. Après trois ans, Marc Norton a dû fermer son entreprise.
«La plupart des entrepreneurs mettent sur pied une affaire qui coïncide avec leur passion, mais ils n’ont pas nécessairement de notions de gestion, indique-t-il. C’est ce qui manquait. Ça me manquait tellement qu’au cours des six derniers mois, je me suis fait voler l’équivalent de 200 000 $ à l’interne.»
Des employés de Marc Norton vendaient des ordinateurs à un prix ridiculement bas. Aucun système de facturation et aucun mécanisme de surveillance n’avait été mis en place. Tout était basé sur la confiance.
«Ç’a été une mauvaise expérience, mais j’ai eu l’impression de faire un bac en gestion en l’espace de deux semaines», lance l’homme d’affaires.
«Je ne suis pas coupable de ce qui s’est passé, mais j’en suis drôlement responsable, ajoute-t-il. C’aurait été à moi d’être un meilleur gestionnaire et d’instaurer des systèmes de contrôle à l’interne.»
Tirer des leçons du passé
Malgré cette épreuve, Marc Norton a tenté à nouveau sa chance en affaires en bâtissant une entreprise de réseautique destinée uniquement aux commerces. Mais Montréal l’attirait. Alors, il a quitté les Cantons- de-l’Est pour la grande métropole, où il a fondé Contactik il y a trois ans. «Mon terrain de jeu est devenu plus grand», avoue-t-il en souriant.
Encore aujourd’hui, Marc Norton continue d’apprendre sur son métier d’entrepreneur, tout en tirant les leçons de ses expériences. Et une d’entre elles est de penser à soi. «Je ne le faisais pas avant, confie-t-il. Je pouvais travailler 100 heures en une semaine.»