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135 recommandations pour aider Montréal-Nord

Pour améliorer la vie à Montréal-Nord, les organismes communautaires demandent en priorité l’élaboration d’un plan d’action de sécurité publique pour améliorer la communication entre la police, les institutions, les groupes communautaires et les citoyens.

C’est l’une des 135 recommandations dévoilées aujourd’hui dans le rapport de Montréal-Nord en Santé. «C’est la plus urgente et la plus efficace», a déclaré Brunilda Reyes, porte-parole de l’organisme.

Ce rapport est le résultat de consultations qui ont été menées depuis octobre auprès de 120 intervenants et 500 résidants. Il en ressort un besoin criant en centres sportifs, parcs et lieux de socialisation. Un fort sentiment d’insécurité est présent dans les zones que les groupes de jeunes ou les gangs de rue se sont appropriées.

Inclure les citoyens
Côté développement urbain, on suggère aussi la création d’une zone prioritaire autour de la Maison de la culture où se concentrent aussi cinq écoles et une aréna. Une place publique pourrait y voir le jour de même qu’une piste cyclable et un pôle commercial.

Face aux problèmes d’emploi, des actions devront être prises pour favoriser l’employabilité des jeunes et revitaliser les parcs industriels. La pauvreté et l’isolement devront être plus fortement combattus en aidant davantage les groupes communautaires et en incorporant les citoyens autour de projets les concernant «pour développer un sentiment positif d’appartenance».

La CSST blâme le SPVM
La CSST a remis en parallèle son rapport à la suite de la blessure par balle d’une policière lors des émeutes de Montréal-Nord d’août 2008. Un rapport blâmant la direction du SPVM qui, par manque de planification et d’information, aurait mis ses agents en danger.

À 21 h, soit une heure et quinze minutes après le début des premiers jets de pierres, la CSST note que le SPVM ne peut compter que sur seulement 20 agents et 3 superviseurs pour repousser une foule de 150 à 200 personnes. «Il n’y a [alors] pas de stratégie d’intervention», note la CSST, qui relève aussi que les policiers n’ont reçu l’ordre de revêtir des vestes pare-balles (code rouge) que vers 22 h 04, soit une heure après les premiers coups de feu.

80 agents seulement trois heures après
Ce n’est que vers 22 h que le SPVM peut compter sur 80 agents. Ils peuvent alors mieux épauler les pompiers attaqués jusque dans leur caserne et tenter de répliquer aux émeutiers qui alimentent les feux de voiture et qui leur lancent des projectiles divers du haut des balcons.

La CSST note aussi que le 10 août 2008, «la gestion du risque du SPVM a été déficiente, car à la suite de l’événement où une agente a été atteinte par balle, les agents ont été exposés aux mêmes conditions […] Aucune démarche pour neutraliser la menace n’a été effectuée». Elle donne 90 jours au service de police pour apporter des correctifs

Le SPVM assure qu’il étudiera la possibilité d’appliquer les mesures demandées par la CSST si celles-ci n’ont pas déjà été mises en place.

Des pistes de réflexion pour l’avenir
Voici les grandes lignes d’un rapport du Centre international pour la prévention de la criminalité commandé, cette fois, par le SPVM.

  • Quand un corps de police enquête sur un autre, la durée des enquêtes est un obstacle de taille à leur transparence et à la confiance du public.
  • Multiplier les enquêtes entraîne plus d’opacité, car les conclusions divergent souvent.
  • Le vieux matériel de communication nuit régulièrement au déploiement des policiers.
  • Il est important d’intervenir dès le début. Dissuader sans provoquer.
  • Mieux intégrer la police communautaire aux autres corps policiers.

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