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Appel à contester toute augmentation de loyer

Une dizaine de manifestants du SLAM tiennent une banderole montrant un poing en l'air avec les mots "refusons ensemble" lors d'une manifestation aux bureaux du Tribunal administratif du logement.
Des manifestants du SLAM devant le Tribunal administratif du logement. Photo: Courtoisie - SLAM

Un syndicat de locataires encourage les locataires à refuser toute augmentation de loyer en 2026. Le groupe espère ainsi surcharger le Tribunal administratif du logement (TAL) du Québec pour retarder ou bloquer ces augmentations.

Le Syndicat des locataires autonomes de Montréal (SLAM) a manifesté aux bureaux du TAL lundi. Des centaines de tracts ont été distribués dans les couloirs du tribunal, et des graffitis ont été apposés sur les murs. Cette manifestation vise à dénoncer la hausse des loyers et la méthode de calcul utilisée pour ces augmentations.

Le jour-même, le TAL fixait à 3,1% la hausse des loyers pour 2026. Le Tribunal utilise pour la première fois une nouvelle méthode de calcul pour éviter la hausse de presque 6% enregistrée l’an dernier.

Selon le SLAM, c’est un leurre.

«[La hausse de 3,1%] est l’une des hausses les plus importantes que nous ayons connues dans l’histoire récente du Québec. Elle est supérieure à tous les indices de référence entre 2010 et 2023. Nous tenons à avertir les locataires de ne pas se laisser tromper par le fait que l’indice de cette année est inférieur à la hausse de loyer sans précédent de l’année dernière», indique le syndicat dans un communiqué.

Bloquer le système

Le syndicat de locataires encourage cette année les locataires à refuser toutes les augmentations de loyer. Le SLAM espère ainsi surcharger le TAL pour éviter ou retarder les augmentations.

L’année dernière, 22 000 demandes de fixation de loyer ont été déposés à cause de locataires qui ont refusé leur augmentation, un record. Résultat: le délai moyen pour obtenir une audience est passée à plus de neuf mois. Dans son dernier rapport annuel, le TAL craint l’impact de ces demandes de fixation si le volume de demandes demeure élevé.

Un propriétaire ne peut déterminer seul le montant du loyer lors du renouvellement du bail. Si le locataire refuse les nouvelles conditions, les termes de l’ancien bail demeurent en vigueur jusqu’à ce que le propriétaire présente une demande au TAL. Le Tribunal doit alors juger si l’augmentation est justifiée.

Tant que le TAL n’a pas remis sa décision, l’ancien loyer demeure en vigueur.

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

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