Gérald Tremblay perd la présidente de son parti
Louise Harel a surpris la scène municipale hier en annonçant que Brenda Paris, qui était jusqu’à lundi présidente du parti du maire Gérald Tremblay, Union Montréal, ferait campagne avec Vision Montréal en vue du scrutin du 1er novembre.
Mme Paris, qui est également représentante des usagers au Conseil d’administration de la Société de transport de Montréal (STM), sera candidate à la mairie de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce.
Elle tentera de se faire élire aux côtés de David Hannah, professeur d’urbanisme et directeur des études supérieures en urbanisme à l’UQAM, qui a également annoncé son passage à Vision Montréal hier. Il sera candidat au poste de conseiller de ville dans le district de Notre-Dame-de-Grâce.
«Manque de transparence»
Brenda Paris, qui a passé quatre ans à la présidence d’Union Montréal, a expliqué son départ par le manque d’écoute et de transparence du maire Gérald Tremblay.
«Ce qui a été le déclencheur, ce sont les cinq enquêtes policières [qui concernent l’administration de la Ville], a-t-elle dit. Je ne pouvais pas accepter ça.»
Du côté d’Union Montréal, on s’étonne de la décision de Mme Paris, mais l’heure n’est pas à l’inquiétude.
«Elle n’est pas un André Lavallée ou un Claude Dauphin, a déclaré Marvin Rotrand, conseiller municipal dans l’arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce. Mme Paris a une grande côte à remonter avant de remporter la mairie dans ce secteur de la ville où elle n’a jamais mis les pieds.»
Appel aux anglophones
Louise Harel avait promis d’attirer des gens de tous les horizons lorsqu’elle a pris la tête de Vision Montréal. L’arrivée de Brenda Paris et de David Hannah, deux anglophones, semble confirmer cette volonté.
David Hannah a d’ailleurs tenu à s’adresser directement à la population anglophone de Montréal pour l’inviter à s’ouvrir aux idées de Louise Harel.
«Je suis réaliste, je sais qu’il existe chez certains Montréalais une réticence face à la candidature de Louise Harel, a indiqué M. Hannah. Mais je crois qu’on doit faire appel au fair-play des anglophones.»