À la recherche de solutions au profilage racial
Une quarantaine de personnes, d’institutions et d’organismes présenteront, à compter de mercredi, leurs pistes de solutions afin d’éliminer le profilage racial. Ces intervenants ont répondu à l’appel de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) qui, après avoir présenté quelques faits et statistiques en mars, organise une consultation publique sur les situations de profilage racial, particulièrement celles vécues par les jeunes de 14 à 25 ans des communautés racisées.
«Notre premier objectif est de faire réaliser à la population que le profilage racial existe et qu’il a d’importantes conséquences pour ceux qui en sont victimes, a indiqué le président de la Commission, Gaétan Cousineau. Ensuite, nous voulons trouver des solutions au problème en regardant ce qui a été bien fait et ce qui pourrait être mieux fait à l’avenir.»
Pour l’heure, la perception de la population semble être le talon d’achile de la lutte au profilage racial. «Plusieurs personnes nient que le profilage racial existe, a noté Noël Alexander, président de l’Association jamaïcaine de Montréal. Ce problème est pourtant systémique. Il y a du profilage racial dans les milieux scolaire, politique et policier.»
La CDPDJ prévoit publier son rapport final, incluant ses recommandations, d’ici la fin de l’année. Elle s’est également engagée à en faire le suivi.
Interventions attendues
Quelques dizaines d’intervenants se relaieront mercredi, jeudi et du 9 au 11 juin devant la CDPDJ pour présenter les pistes de solution qu’ils privilégient pour mettre fin au profilage racial.
Parmi les intervenants à surveiller figurent le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), la Société de transport de Montréal (STM) et le maire Gérald Tremblay, qui ont souvent été pointés du doigt dans des cas de profilage racial et qui offriront une présentation conjointe.
Il n’a pas été possible, mardi, de connaître la teneur de la présentation prévue le 9 juin.