La chasse aux panneaux ouverte
Le Plateau veut retirer les gros panneaux publicitaires de son territoire, au grand dam de l’industrie qui promet qu’elle ne restera pas les bras croisés. Mardi, trois élus du parti Projet Montréal, qui gère l’arrondissement, ont annoncé que les gros panneaux de pub devraient être enlevés d’ici Noël 2011. En juillet, ils avaient déjà annoncé que tout nouveau panneau serait interdit.
«Cela n’apporte que de la laideur aux Montréalais», a déclaré Alex Norris, l’élu chargé du dossier. D’après ses calculs, les 45 panneaux concernés ne rapporteraient chacun en moyenne que 1 000 $ de taxes par an à la Ville, alors qu’afficher sur le plus gros d’entre eux coûterait jusqu’à 15 000 $ par mois.
L’industrie dénonce ce type de mesures prises «en catimini» et promet qu’il y aura des poursuites, même si la mairie de l’arrondissement estime avoir la Loi sur l’urbanisme et l’aménagement urbain de son côté. «Nous contesterons cela devant les tribunaux», rétorque Jeannot Lefebvre, porte-parole du Regroupement de l’industrie de l’affichage extérieur du Québec.
Il cite le cas de la ville ontarienne d’Oakville vs Vann Media comme exemple de décision judiciaire favorable à l’industrie. Quatre États américains et la ville de São Paulo (2007) ont toutefois passé un tel règlement.