«Petites» funérailles pour Rizzuto
Signe du déclin du clan Rizzuto, les funérailles du patriarche Nicolo Rizzuto, n’ont pas données lieu à une grande procession, lundi, dans la Petite-Italie.
«Du temps des Cotroni (le clan mafieux qui dirigeait Montréal avant d’être supplanté par les Rizzuto), il y avait des cortèges d’une trentaine de limousines. Là, c’est à peine une demi-douzaine», note un résident du quartier.
Lundi, près de 200 personnes s’étaient massées devant l’Église Notre-Dame-de-la-Défense où se tenait la cérémonie. Église bien connue pour abriter une énorme fresque de Mussolini. Il y avait presque autant de policiers et de journalistes que de curieux.
Plusieurs dizaines d’agents du SPVM en uniforme et en civil étaient là pour faire la circulation, mais aussi pour réactualiser leurs photos des membres de la mafia et prendre des numéros de plaques d’immatriculation.
À l’entrée de l’église un important service d’ordre triait sur le volet les personnes autorisées à entrer. L’assassinat de Nicolo Rizzuto, abattu d’une balle chez lui, en présence de sa femme et de sa petite fille, continue d’alimenter les spéculations.
Si cet acte est contraire au code d’honneur de la mafia, l’auteur et documentariste, James Dubro, environ 90 % des meurtres de parrains sont commandités par d’autres mafieux. «Le plus ironique dans tout cela c’est qu’il serait encore vivant si on n’avait pas scandaleusement décidé de le libérer pour des raisons de santé», déclare celui qui s’intéresse à la mafia depuis des années.