Critiques CD: Jimmy Hunt, Miley Cyrus, Haim…
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Jimmy Hunt, Miley Cyrus, Haim, France D’Amour, Papermaps et Trio Esperança.
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Courageux Jimmy Hunt Maladie d’amour Note: |
Après le succès de son premier album, paru en 2010, Jimmy Hunt aurait pu tenter de continuer à servir la même poutine à son public. Il a plutôt choisi une direction différente. Moins accessible, Maladie d’amour surprend, mais séduit. La guitare est toujours très présente, le folk pas mal moins. Une pop inspirée, appuyée par des claviers, le remplace, ce qui, étonnamment peut-être, n’est pas un problème. Hunt est aussi à l’aise dans cet univers plus atmosphérique (Antilope), parfois même dansant (Christian Bobin), et nous y transporte avec aise. Même si les sons sont recherchés, le musicien québécois n’a pas oublié les mots pour autant. Ses textes complètent bien un ensemble déjà solide.
– Mathieu Horth-Gagné
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Ah, Miley! Miley Cyrus Bangerz Note: |
On a tellement parlé de la nudité et des frasques de Miley Cyrus dernièrement qu’on a oublié que la jeune femme était une chanteuse talentueuse. Sa nouvelle offrande «pour grandes personnes» est assez réussie. La pochette a peut-être l’air de sortir des années 1990, mais le son de l’album n’évoque que rarement cette décennie. Cyrus vogue entre le hip-hop, la pop et le dance, trois styles dans lesquels elle se distingue par sa puissante et malléable voix rauque. Outre les excellentes pièces We Can’t Stop et Wrecking Ball, Miley surprend avec Rooting for my Baby, qu’elle cosigne avec Pharrell Williams, et FU. Certaines paroles ne sont pas toujours transcendantes (bitch, fuck, etc.), mais l’album vaut l’achat.
– Rachelle Mc Duff
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Pleines de vie Haim Days Are Gone Note: |
Les sœurs Haim, qui sont presque des triplettes tant elles se ressemblent, font de la musique avec leurs parents depuis qu’elles sont petites. Aujourd’hui, Este, Danielle et Alana maîtrisent la guitare, la basse, le clavier, la batterie ainsi que le chant. Après avoir lancé quatre simples à succès, arrive enfin leur premier album indie pop. Même s’il est difficile de distinguer les voix de ces trois Californiennes aux longues crinières, le timbre est agréable à l’oreille. Elles se relancent au micro et on les sent passionnées. On perçoit dans les arrangements l’influence rock de Fleetwood Mac (du temps de Stevie Nicks), mais aussi un fort penchant pour le R&B du début des années 1990, à la TLC. À surveiller!
– Josie Desmarais
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En amour France D’Amour En love majeur Note: |
«Je suis en amour» et «je me sens bien», chante France D’Amour sur son 10e album. Elle y étale son bonheur dans 10 chansons légères et entraînantes. Ça fait du bien, c’est différent. Il y a beaucoup de Diane Tell dans sa musique, la guitare acoustique jazzy bien en avant, et beaucoup d’Andrea Lindsay – l’accent craquant en moins – dans sa voix. Si les arrangements sont intéressants, le mixage aurait gagné à être plus mordant. Moments forts : On est fait! et son solo de guitare électrique osé, et J’en fais qu’à mon cœur, qui pourrait facilement faire l’objet d’un remix dance. Un bon disque.
– Eric Aussant
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Pour un road trip Papermaps Darker Lights Note: |
Deuxième album du groupe originaire de Toronto, Darker Lights est parfait pour un long road trip. Malgré l’hiver qui approche, la première chanson, Shadow Theatre, nous met dans un état estival – on est prêt à repartir en vacances! Une forte présence de guitare, bien accompagnée d’une ambiance aérienne qui nous transporte d’une manière qui rappelle Death Cab for Cutie. Si quelques morceaux se démarquent, comme Darker Lights et One By One, plusieurs nous déçoivent à cause de leur manque de mordant, comme Poor City et The Edge of China Town. Malgré tout, le CD se défend très bien, et on se surprend à l’apprécier davantage après l’avoir écouté plusieurs fois.
– Daphnée Hacker-B.
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Paris-Rio Trip Esperança Doce França Note: |
Près de 20 ans après la parution de leur premier album en France, A Capela do Brasil, les sœurs d’origine brésilienne Corrêa proposent un CD qui se veut un hommage à la chanson française. Un autre album de reprises, donc. (Soupir.) Toutefois, les trois sœurs sont fougueuses, et leurs interprétations sont convaincantes. Surtout dans les pièces traduites en portugais (Lily et La chanson des vieux amants, notamment). Il y a aussi celles où l’accompagnement est original (Et maintenant, avec uniquement des percussions). Cela dit, il y a aussi des pièces où les chanteuses sont comme accompagnées par le pianiste d’une chorale de sous-sol d’église… Dommage.
– Eric Aussant





