Une prise de position attendue sur les sables bitumineux
Alors que le premier ministre Jean Charest s’apprête à déclencher des élections, des groupes environnementaux, dont Équiterre, le pressent de prendre position sur le controversé projet Trailbreaker, qui prévoit que près de 80 000 barils de pétrole soient raffinés quotidiennement à Montréal.
Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d’Équiterre, somme le gouvernement Charest d’exiger la tenue d’audiences publiques par l’Office
national de l’énergie afin de déterminer les impacts environnementaux du projetTrailbreaker dans la région métropolitaine.
«Ce pétrole brut issu des sables bitumineux va-t-il contribuer à l’augmentation de la pollution à Montréal? Nous, on pense que oui. On espère que Québec va faire pression sur Ottawa et réaffirmer sa volonté de lutter contre les changements climatiques.»
Un rejet en bloc
Selon un sondage CROP réalisé le mois dernier, 72 % des électeurs québécois rejettent le controversé projet et souhaitent un resserrement des lois pour un meilleur contrôle des émissions de GES. «La question que la société doit se poser est la suivante : veut-on encourager ou non une industrie polluante du pétrole quand il existe d’autres alternatives?», a fait valoir M. Guilbeault.
La Fondation David Suzuki estime de son côté que le pétrole des sables bitumineux représente la pire option de toutes les sources d’énergie disponibles. «Le Québec n’a pas besoin de ce pétrole si dévastateur pour l’environnement, la forêt boréale, les cours d’eau et le climat», a déclaré par voie de communiqué Karel Mayrand, directeur québécois de l’organisme.