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Pipeline d’Enbridge: Québec approuve le projet

La commission parlementaire formée par Québec pour étudier le projet d’inversion du pipeline d’Enbridge a déposé son rapport final vendredi, qui tranche en faveur de sa réalisation.

Après avoir entendu différentes parties commenter le sujet, la commission a formulé une série de 18 recommandations qui demandent notamment «qu’Enbridge s’engage à ne transporter du pétrole qu’aux raffineries situées sur le territoire québécois».

La commission suggère la mise sur pied d’une «unité de vigilance», afin que toute information relative à la sécurité du pipeline et à la protection de l’environnement soit transmise à tous les acteurs concernés.

La commission exige aussi «que la compagnie ait un plan de garantie financière suffisant pour couvrir tous les dégâts en cas de sinistre. «Enbridge doit soutenir financièrement les municipalités pour la mise à niveau des équipements associés aux interventions d’urgence», peut-on lire.

Rappelons que ce projet est décrié par les groupes environnementaux, mais qu’il est accueilli très favorablement dans les milieux politiques à Québec ainsi qu’à Ottawa.

Le pipeline en question, appelé Ligne 9B, allait de l’ouest vers l’est lorsqu’il a été construit dans les années 70. Le flux a été inversé 20 ans plus tard pour répondre aux conditions du marché de l’époque.

La compagnie Enbridge veut maintenant revenir au flux initial du pipeline pour que les raffineries de l’est du pays puissent avoir accès au pétrole de l’Ouest, principalement issu des sables bitumineux d’Alberta.

Réactions des principaux groupes concernés

  •  «Ce projet d’envergure permettra de renforcer notre filière de la pétrochimie, qui compte quelque 51 000 emplois au Québec. Toutefois, pour que l’ensemble des Québécois puissent bénéficier de ces retombées, il est primordial que l’inversion de l’oléoduc 9B et sa nouvelle utilisation soient effectuées en respect total des citoyens et de l’environnement.» – Élaine Zakaïb, ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec
  • «Québec se fait le complice de l’augmentation des émissions canadiennes et de l’accélération des changements climatiques en nous enfonçant dans l’économie brune des sables bitumineux.» – Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie à Greenpeace Canada
  • «Plusieurs acteurs de la vie publique au Québec ont accordé leur appui concret à l’amélioration de ce service essentiel qui contribue au mieux-être des Québécois, en assurant la compétitivité des deux dernières raffineries encore en exploitation et en soutenant les milliers d’emplois des secteurs du raffinage et de la pétrochimie.» – Eric Prud’Homme, chef des affaires publiques pour Enbridge dans l’est du Canada
  • «En traitant avec indifférence les enjeux de lutte aux changements climatiques, d’émissions de GES et de transition vers une économie à faible intensité carbone, la commission a totalement ignoré les recommandations de plusieurs groupes.» – Philippe Bourke, directeur général du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement

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